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Nunavik : Québec admet ses torts dans l'abattage de chiens de traîneau

Des chiens de traîneau (Archives)
Des chiens de traîneau (Archives) Photo: La Presse canadienne / NATHAN DENETTE

Le gouvernement du Québec a mis fin lundi à un long contentieux concernant l'abattage massif de chiens de traîneau au Nunavik dans les années 1950 et 1960 par les forces de l'ordre.

Le premier ministre Jean Charest et le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, se sont rendus lundi à Kangiqsualujjuaq dans le Grand Nord où ils ont signé une entente à cet effet avec le président de la Société Makivik, Pita Aatami.

Un communiqué émis par le bureau du premier ministre Charest précise que l'entente « reconnaît l'effet qu'ont eu les événements historiques entourant l'abattage de chiens de traîneau sur la société inuite » et son mode de vie.

Le règlement de ce dossier épineux donne suite au rapport du juge Jean-Jacques Croteau, remis en 2010.

Le juge Croteau avait été mandaté par Québec et la Société Makivik pour étudier les événements entourant l'abattage par les forces de l'ordre de centaines de chiens au Nunavik dans les années 1950 et 1960 sous le motif de sécurité publique.

En entrevue à RDI, le juge Croteau explique que la sédentarisation des Inuits dans ces années avait amené une surpopulation canine dans les villages, ce que les autorités de la province voyaient comme une menace à la sécurité et à la santé.

La directive « tout chien errant doit être tué » a alors été appliquée sans qu'on s'informe de l'utilité du chien pour la communauté, explique le juge Croteau. Or, chez les Inuits, le chien était un moyen de transport et de survie, ajoute-t-il.

La reconnaissance officielle des faits par le gouvernement du Québec était l'une des recommandations du rapport.

« Le gouvernement du Québec reconnaît que la société inuite a subi les effets de l'abattage des chiens de traîneau. Nous souhaitons que cette entente signée aujourd'hui démontre la volonté du Québec de vouloir travailler main dans la main avec les Inuits », déclare M. Charest dans le communiqué.

Québec s'est aussi engagé à verser une somme de trois millions de dollars à la Société Makivik pour soutenir les Inuits dans la protection et la promotion de leurs traditions et de leur culture.

L'entente constitue « une solution satisfaisante » au dossier, a pour sa part commenté M. Aatami, président de la Société Makivik.

Avec les informations de La Presse canadienne

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