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Les rebelles saisissent un pétrolier du régime Kadhafi

Le pétrolier le « Carthagène », dans le port libyen de Benghazi, le 4 août 2011

Le pétrolier le « Carthagène », dans le port libyen de Benghazi, le 4 août 2011

Photo : AFP / GIANLUIGI GUERCIA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les insurgés libyens ont saisi un pétrolier libyen et l'ont fait accoster jeudi à Benghazi, où la rébellion tente toujours de contenir le mécontentement des tribus après l'assassinat du chef militaire des rebelles, Abdel Fatah Younès.

Le navire, le « Carthagène », transportant 37 000 tonnes de carburant, a été intercepté il y a deux jours alors qu'il faisait route de l'île de Malte vers la Libye, selon un officier rebelle ayant participé à l'arraisonnement.

Le Carthagène appartient à la flotte de pétroliers propriété d'une société d'État libyenne, réputée être contrôlée par l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Hannibal.

Le navire, de près de 200 mètres de long, est venu accoster à quelques dizaines de mètres d'un autre navire-citerne libyen, l'« Anwar Afriqya », lui aussi capturé en mer à la mi-mars par les rebelles.

Selon le même officier rebelle, l'opération s'est déroulée avec l'aide de l'OTAN, qui déploie actuellement 17 navires en Méditerranée pour faire respecter l'embargo sur les armes décrété par l'ONU contre la Libye.

« Nous n'avons pas eu à faire usage de la force, les menaces ont suffi », a-t-il assuré, ajoutant que l'opération avait été menée depuis un bateau ravitailleur.

Un porte-parole de l'OTAN à Naples a de son côté affirmé que le Carthagène avait été intercepté par l'Alliance atlantique, mais autorisé à poursuivre sa route vers Benghazi après que le commandant eut répondu à une série de questions.

La perte de ce cargo est un coup dur pour Tripoli alors que la question du carburant devient cruciale des deux côtés du front en Libye, où le soulèvement populaire entamé il y a six mois s'est transformé en conflit armé.

Négociations à Benghazi

Le Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion, tentait toujours jeudi de gérer les conséquences de l'assassinat de son chef d'état-major, le général Younès, et de contenir le mécontentement de certains acteurs politiques locaux.

Pendant ce temps, à Tripoli, Seif al-Islam Kadhafi, l'un des fils du colonel Kadhafi, a affirmé à la presse américaine que sa famille avait scellé une alliance avec un chef rebelle islamiste de l'Est, Ali Sallabi, pour en finir avec « les rebelles laïcs ».

Ali Sallabi a démenti ces allégations. Il a affirmé à l'AFP qu'aucun pacte de la sorte n'existait, mais a reconnu que des discussions avaient eu lieu avec Seif al-Islam.

Selon Sallabi, les rebelles ont toujours exigé le départ de Kadhafi et de ses fils de Libye, la protection de Tripoli contre la destruction et la protection des civils libyens.

Sallabi a affirmé que les rebelles appuyaient le pluralisme et la justice et que les Libyens avaient droit à un État démocratique et à des partis politiques.

Le régime de Mouammar Kadhafi accuse les insurgés d'être manipulés par Al-Qaïda et se dépeint comme un rempart contre une tentative des islamistes de prendre le contrôle du pays.

Avec les informations de Agence France-Presse

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