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Côte-Nord : une étude de Desjardins met en doute les retombées du Plan Nord

Jean Charest présentant son Plan Nord.
Radio-Canada

Le Plan Nord serait loin de représenter l'eldorado que fait miroiter Québec.

Depuis son lancement en grandes pompes le printemps dernier, le premier ministre Jean Charest a martelé maintes fois son importance pour la province.

Sur un horizon de 25 ans, le Québec devrait toucher en redevances, taxes et impôts des travailleurs et des sociétés, 570 millions de dollars par année. Toutefois, cela représente seulement 0,8 % de l'ensemble des dépenses du gouvernement, souligne l'étude du service économique de Desjardins.

Le premier ministre minimise les conclusions de l'étude. Il croit que le Québec pourra aller chercher sa juste part des retombées. « On a déjà fait un rehaussement des redevances minières au-delà de la moyenne canadienne, explique-t-il. On est très compétitifs. »

Réactions sur la Côte-Nord

À Fermont, difficile de nier l'impact que devrait avoir le Plan Nord. La ville est en pleine effervescence depuis l'annonce des investissements d'ArcelorMittal. « Avec ce qui s'en vient, je ne vois pas de négatif pour l'instant », affirme la mairesse de Fermont, Lise Pelletier.

Au-delà des retombées économiques, le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque, croit qu'il ne faut pas écarter non plus les retombées sociales du Plan Nord. Il cite en exemple le prolongement de la route 138.

Pour optimiser l'impact du projet pour l'ensemble des Québécois, le Mouvement Desjardins suggère d'augmenter les redevances minières, ce que refuse Jean Charest.

Une alliance pour relever les défis du Plan Nord

Par ailleurs, les élus de Sept-Îles, Port-Cartier et Fermont croient qu'une représentation commune devant le gouvernement permettrait de faire progresser leurs demandes plus rapidement.

Les trois municipalités de la Côte-Nord partagent les mêmes préoccupations, notamment en ce qui a trait à l'arrivée massive de travailleurs. Les élus estiment qu'en unissant leurs efforts, ils auront plus de poids devant Québec.

Le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque, définit cette alliance comme une unité d'action. « On se demandait de quelle façon travailler ensemble, explique-t-il. Comment unir nos efforts pour qu'on parle d'une seule voix lorsque viendra le temps de faire des représentations auprès du gouvernement. »

Une quinzaine de personnes ressources des 3 villes font partie de cette alliance. Les infrastructures municipales, le transport, le logement, les garderies et la santé sont les dossiers jugés prioritaires.

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