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Une clinique de Médecins sans frontières ciblée par les policiers à Bahreïn

Un homme blessé après l'imposition de la loi martiale au Bahreïn se fait soigner à l'hôpital Salmaniya le 15 mars 2011.

Un homme blessé après l'imposition de la loi martiale au Bahreïn se fait soigner à l'hôpital Salmaniya le 15 mars 2011.

Photo : AFP / JAMES LAWLER DUGGAN

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'organisme Médecins sans frontières (MSF) affirme que « des membres du personnel de sécurité » de Bahreïn ont fait irruption dans ses locaux de la capitale Manama la semaine dernière.

Le 28 juillet, un groupe armé aurait endommagé les locaux et confisqué la totalité du matériel médical et de bureau de MSF.

De plus, un bénévole bahreïni agissant comme conducteur et traducteur aurait été arrêté par le commando. MSF est sans nouvelle de cet homme à qui l'on refuse la visite de sa famille ou d'un avocat.

Selon MSF, le bénévole a appelé une ambulance après qu'un homme blessé à la tête se soit présenté dans les locaux de l'organisme la semaine dernière. MSF est également sans nouvelle de cet homme qu'il a redirigé vers un hôpital général de la ville après lui avoir prodigué les premiers soins.

Dans un communiqué publié mercredi, MSF qualifie cette opération d'« injustifiée et inacceptable ». L'organisme réitère qu'il agit dans la plus grande transparence et invoque son devoir de soin.

« Ces événements violent le caractère sacré d'un bureau occupé par une organisation médicale humanitaire neutre, ainsi que les droits d'un patient à se faire soigner », plaide MSF.

Les autorités parlent d'une clinique sans permis

Le ministère de la Santé de Bahreïn a réagi à ces affirmations en accusant MSF d'opérer la clinique sans permis dans un édifice à vocation résidentielle.

Selon le ministère, la police, munie d'un mandat, a effectué la fouille et les perquisitions en toute légalité.

Il a de plus affirmé que le bénévole avait été arrêté en vertu de quatre chefs d'accusation, notamment celui d'avoir prodigué des soins sans permis et d'avoir fourni de fausses informations à la police.

Dans le sillage des révolutions dans le monde arabe, Bahreïn a vécu des moments de fortes tensions depuis février dernier. Des milliers de manifestants issus de la majorité chiite ont tenté sans succès de faire tomber le régime sunnite de la dynastie Al-Khalifa lors d'affrontements meurtriers avec les forces de l'ordre.

Le gouvernement de Bahreïn accuse par ailleurs des médecins et des infirmières d'avoir appuyé les protestataires au cours de ces manifestations. Selon lui, ils auraient simulé ou aggravé des blessures dans le but de faire mal paraître la police et l'armée. Ils sont jugés devant un tribunal militaire.

Avec les informations de Reuters

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