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Pénurie de familles d'accueil

Des enfants

De nombreux enfants victimes de négligence et de mauvais traitements sont toujours en attente d'une famille d'accueil à Montréal.

Les autorités font face à une pénurie et doivent parfois placer les enfants à l'extérieur de Montréal. Ce fut le cas la semaine dernière pour deux jeunes enfants.

Un frère et une soeur, âgés d'un an et de trois ans, vivaient depuis plusieurs mois une situation de négligence alimentaire et hygiénique à la maison.

Les services de protection de la Jeunesse du réseau anglophone Batshaw et les travailleurs sociaux de la Maison Bleue, qui suivaient la mère et les enfants, ont dû se résoudre à les placer.

« La travailleuse sociale de la protection de la jeunesse a vraiment travaillé très fort pour trouver une famille qui puisse accueillir les deux enfants en même temps. C'était très important. Malheureusement, à cause du manque de familles disponibles, les enfants ont dû être placés assez loin du milieu familial », explique Anne-Marie Bellemare, travailleuse sociale à la Maison Bleue.

Les enfants ont été placés dans les Basses-Laurentides. Les visites de la mère avec ses enfants risquent donc d'être moins fréquentes, ce qui pourrait avoir un impact sur leur relation.

Ce cas n'est pas unique dans le réseau Batshaw, car il n'est pas facile de trouver des familles d'accueil anglophones. Sur environ 500 enfants placés, le tiers résident dans la région du 450.

« On préfère que nos familles d'accueil soient toutes dans l'île de Montréal. Mais la réalité, c'est qu'on peut en trouver d'autres à Laval par exemple. C'est mieux que d'en avoir moins », explique Marie Rana, la porte-parole des centres de la jeunesse et de la famille Batshaw.

Dans le réseau francophone de la DPJ de Montréal, il est plus rare qu'on place les enfants en dehors de Montréal, mais il existe toutefois des listes d'attente.

Quelque 75 enfants, surtout de 0 à 5 ans, attendent une famille qui puisse les accueillir.

D'après un reportage de Caroline Jarry

Société