•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les entreprises se préparent à un défaut de paiement américain

Port de Montréal

Port de Montréal

Photo : Luc Lavigne

Radio-Canada

Des centaines d'entreprises canadiennes pourraient subir les contrecoups d'un défaut de paiement des États-Unis si républicains et démocrates n'arrivent pas à un accord pour relever le plafond de la dette. Et avec les négociations qui piétinent à Washington, elles se préparent à encaisser le choc.

Nombre d'entre elles ont augmenté leur réserve de liquidités et ont suspendu les dépenses qui ne sont pas nécessaires, rapporte le quotidien The Globe and Mail.

Après le 2 août, les États-Unis perdront leur capacité d'emprunt et risqueront un défaut de paiement, selon le Trésor américain.

Forensic Technology est une des entreprises à risque. La société de Montréal, qui a inventé un système qui permet aux policiers d'analyser les projectiles d'armes à feu recueillis sur les scènes de crime, a de nombreux contrats avec le gouvernement américain.

« On a un contrat de cinq ans pour l'entretien de nos machines. Mais chaque année, l'argent doit être approuvé dans le budget de l'année qui va s'écouler », explique le vice-président et directeur général de Forensic, René Bélanger.

Si Washington ne peut plus emprunter, Forensic Technology risque alors de ne pas être payé.

« Il y a déjà eu des arrêts au gouvernement américain. On était alors avisé de continuer nos activités, qu'on ne serait probablement pas payé pendant une période de temps, mais qu'ensuite on serait payé pour les dépenses encourues », se rappelle René Bélanger.

Appels d'offres retardés

Plus tôt cette semaine, le Groupe CGI révélait pour sa part que le processus normal d'attribution des contrats du gouvernement américain avait été ralenti.

La plus importante société en technologie de l'information du pays a participé au cours des derniers mois à quelque 150 appels d'offres pour une valeur de 1,5 milliard de dollars américains.

« Malheureusement, lorsqu'il y a de l'incertitude, les gens ont tendance à appuyer sur le bouton "pause", ce qui ralentit le processus normal d'attribution des contrats », a expliqué mardi le président et chef de la direction de CGI, Michael Roach.

Avec la collaboration de Vincent Maisonneuve

Économie