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Syrie : réprimés, les manifestants dénoncent l'inaction internationale

La manifestation Hama

La manifestation Hama

Photo : AFP / STR

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux civils ont été tués et des dizaines, blessés par les forces de sécurité syriennes qui ont de nouveau ouvert le feu, vendredi, lors de manifestations réclamant la chute du régime, ont rapporté des militants des droits de la personne.

Les tirs des forces de sécurité ont provoqué la mort de deux jeunes hommes, l'un à Lattaquié, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'autre à Deraa, d'après la Ligue syrienne des droits de l'homme (LSDH). Elles auraient également tiré sur des manifestants à Homs et à Harasta, faisant des dizaines de blessés.

Comme chaque vendredi depuis la mi-mars, les manifestants ont défilé dans les rues à la sortie des mosquées. Cette fois, ils ont manifesté sous le slogan « Votre silence nous tue », les militants pour la démocratie déplorant l'inaction internationale face à la répression que mène Damas.

« Où êtes-vous, défenseurs de la liberté? », ont appelé des militants sur la page Facebook The Syrian Revolution 2011. Sur une autre page, « La colère de la Syrie », on peut lire : « Assez du silence... Votre silence est une balle dans nos poitrines. ».

Des manifestations dans tout le pays

À Hama, plus de 500 000 personnes ont pris part aux manifestations, selon l'OSDH, qui n'a pas fait état de violences dans cette ville, mais qui a précisé que le cheikh qui dirigeait les prières « a appelé à la chute du régime, au refus du confessionnalisme et à l'union nationale ».

Cette ONG basée à Londres a par ailleurs estimé qu'au moins 50 000 personnes ont défilé en hommage aux quatre personnes tuées la veille à Deir Ezzor. Des manifestations de grande ampleur auraient également eu lieu dans de nombreuses autres villes du pays.

Dans la région de Deraa, les forces de sécurité ont interdit l'accès aux mosquées aux hommes de moins de 50 ans et aux fidèles munis d'un téléphone portable, selon la LSDH.

Plus de quatre mois de protestation

Depuis le 15 mars, la répression contre le soulèvement populaire a fait près de 1500 morts et a entraîné plus de 12 000 arrestations et l'exode de milliers de Syriens, selon des ONG.

De son côté, l'armée syrienne dit lutter contre des « bandes terroristes armées » qu'elle considère comme responsables des violences. Tôt vendredi, une explosion a eu lieu sur un oléoduc près de Homs, selon l'agence officielle Sana, qui a imputé l'attentat à une « bande subversive ».

Devant la contestation, le journal du parti Baas au pouvoir a annoncé jeudi qu'il tiendra une conférence avant la fin de l'année pour « mettre en place le projet réformateur porté par le président Bachar Al-Assad ».

Les autorités ont déjà promis une série de réformes pour endiguer la révolte, mais ces dernières sont jusqu'à maintenant restées au stade d'annonces.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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