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Assassinat de Hariri : le TSL confirme les noms des suspects

La photo des suspects

La photo des suspects

Photo : AFP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a confirmé vendredi l'identité des quatre suspects du Hezbollah accusés dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri.

Le juge d'instruction Daniel Fransen a levé en partie la confidentialité de l'acte d'accusation et a publié les charges retenues contre les quatre hommes qui sont visés par des mandats d'arrêt internationaux.

Le procureur Daniel Bellemare avait fait mardi une demande en ce sens, faisant valoir que « rendre publiques les informations requises pourrait augmenter les chances d'appréhender les accusés », selon la décision.

Les suspects désignés sont :

  • Salim Ayyash, 47 ans
  • Moustafa Badreddine, 50 ans
  • Hussein Anaissi, 37 ans
  • Assad Sabra, 34 ans

Selon les procureurs, ces membres du Hezbollah sont responsables de l'attentat à la camionnette piégée qui a causé la mort de Rafic Hariri et de 22 autres personnes à Beyrouth le 14 février 2005.

MM. Ayyash et Badreddine sont accusés de meurtre prémédité, de tentative de meurtre, d'avoir participé à un complot et d'avoir commis un acte terroriste. MM. Anaissi et Sabra sont aussi accusés de complot et devront répondre pour complicité.

M. Badreddine est le beau-frère d'Imad Moughniyeh, le chef militaire du Hezbollah tué en 2008 dans une voiture piégée à Damas, en Syrie.

D'autres informations biographiques sur chacun des suspects sont publiées sur le site Internet du TSL.

Le 30 juin, le tribunal de l'ONU avait remis un acte d'accusation sous scellés et quatre mandats d'arrêt au procureur général à Beyrouth. Mais après des fuites dans la presse, le ministère de l'Intérieur avait confirmé l'identité des suspects.

« L'échéance fixée aux autorités libanaises pour rendre compte des progrès effectués dans l'exécution des mandats d'arrêt tombe le 11 août », a indiqué le tribunal dans un communiqué.

Le chef du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, avait écarté au début de juillet l'arrestation des accusés, rejetant toute décision du TSL.

Le tribunal est à l'origine de la crise qui avait provoqué en janvier la chute du gouvernement de Saad Hariri, fils de Rafic Hariri, après la démission de 11 ministres issus principalement du Hezbollah.

L'ex-premier ministre Rafic Hariri, en septembre 2004Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'ex-premier ministre Rafic Hariri, en septembre 2004

Photo : AFP / Ramzi Haidar

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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