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Attentats en Norvège : Anders Behring Breivik sera interrogé de nouveau vendredi

Le suspect Anders Behring Breivik quitte le tribunal

Le suspect Anders Behring Breivik quitte le tribunal

Photo : AFP / Jon-Are Berg-Jacobsen

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La police norvégienne interrogera de nouveau vendredi Anders Behring Breivik, auteur avoué des attaques qui ont fait au moins 76 morts il y a bientôt une semaine sur l'île d'Utoya et dans la capitale Oslo.

Les enquêteurs tentent toujours d'élucider les motivations du tueur et de savoir s'il avait des complices.

La directrice du Service de sécurité de la police norvégienne, Janne Kristiansen, a estimé que Breivik est un sociopathe qui a agi seul, sans complice ni réseau. Elle l'a qualifié de cas unique, ajoutant qu'il est le « mal incarné », selon son expression.

Anders Behring Breivik, un Norvégien de 32 ans, affirme avoir commis les attaques du 22 juillet dans le cadre d'un réseau de « Croisés » modernes qui prépare une révolution contre le multiculturalisme et l'immigration musulmane en Europe.

Ordre des Templiers

Dans son manifeste de 1500 pages, Anders Breivik affirme que les Templiers, ordre religieux qui a participé aux croisades au Moyen-Âge, se sont reformés en 2002 pour combattre « le djihad européen en cours ».

Neuf militants européens d'extrême droite, dont Anders Breivik, se seraient réunis à Londres cette année-là et auraient donné à leur groupe le nom de Chevaliers du Temple d'Europe, selon le manifeste.

Or, selon les experts, aucun élément ne permet de confirmer l'existence de ce groupe.

D'après les policiers, Breivik ne semble pas avoir partagé son projet d'attentats avec quiconque et menait une vie tranquille avant de commettre ces attaques.

D'ailleurs, dans une entrevue au Times de Londres, le Britannique Paul Ray, décrit par Breivik comme son « mentor », a reconnu qu'il aurait pu l'inspirer, mais a dénoncé les attaques du Norvégien. « C'est purement diabolique. Je n'aurais jamais pu faire ce qu'il a fait pour réaliser mes propres idéaux », a déclaré Ray.

L'homme de 35 ans, ex-membre de la English Defence League, un mouvement d'extrême droite antimusulman, et chef des Chevaliers du Temple, réside à Malte depuis 2008, après avoir été arrêté pour incitation présumée à la haine raciale sur son blog.

Breivik aurait affirmé avoir rencontré Ray en 2008, ajoute le Times. Pour sa part, l'English Defence League a déjà démenti avoir eu un « contact officiel » avec le Norvégien.

Des mystères à éclaircir

Néanmoins, la police doit encore percer un certain nombre de mystères, notamment concernant les témoignages faisant état d'un talkie-walkie que portait Breivik sur l'île d'Utoya, à une quarantaine de kilomètres d'Oslo, où l'homme a tué par balles au moins 68 personnes, avant d'être arrêté.

Selon son avocat, Geir Lippestad, le tueur a aussi évoqué une organisation qui comprenait deux « cellules » en Norvège et plusieurs autres à l'étranger.

L'homme a reconnu avoir déclenché la voiture piégée qui a fait au moins huit morts dans le quartier du gouvernement à Oslo et commis le massacre sur l'île d'Utoya.

Il a cependant plaidé non coupable de terrorisme lors de sa comparution lundi, estimant être en guerre, selon son avocat.

Selon le procureur du roi, un procès ne devrait pas avoir lieu avant 2012 en raison du caractère « très conséquent » et « exigeant » de l'enquête.

Publication des noms de victimes

Jeudi, la police a publié 24 noms supplémentaires de victimes, toutes âgées de 14 à 30 ans, l'une d'elles étant de nationalité géorgienne. Depuis mardi, elle a ainsi révélé l'identité de 41 des 76 victimes.

Par ailleurs, la police norvégienne a annoncé jeudi avoir mis fin à ses opérations de recherche de corps sur l'île d'Utoya. Les recherches se poursuivent toutefois dans les eaux du lac autour de l'île.

Le Parti travailliste gagne des appuis

Le parti du premier ministre Jens Stoltenberg, qui accusait un retard dans les sondages, reprend maintenant la tête dans les intentions de vote, signe que sa réaction après les attentats semble avoir été appréciée par les Norvégiens.

Plus de neuf Norvégiens sur dix se disent satisfaits ou très satisfaits de la façon dont M. Stoltenberg a géré la situation générée par les deux attentats de vendredi, selon un sondage publié mercredi.

La même journée, le premier ministre norvégien a annoncé la mise en place d'une commission pour tirer les leçons des attaques.

M. Stoltenberg s'est aussi engagé à procéder à un examen approfondi des mesures de sécurité, sur fond de critiques sur la façon dont la police a géré les attaques, notamment sa lenteur supposée pour neutraliser le tireur.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, Reuters, et Le Monde

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