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Au moins 80 morts dans la fusillade sur l'île norvégienne d'Utoya

Des secouristes viennent en aide à des blessés de la fusillade en Norvège.

Des secouristes viennent en aide à des blessés de la fusillade.

Photo : AFP / Svein Gustav Wilhelmsen

Radio-Canada

En Norvège, la fusillade survenue vendredi sur l'île d'Utoya a fait au moins 80 morts, selon un nouveau bilan de la police, qui faisait auparavant état de 10 morts.

Lors d'un point de presse en pleine nuit, le chef de la police norvégienne, Oystein Maland, a indiqué que le bilan pourrait encore s'alourdir. Plusieurs blessés, a-t-il précisé, sont dans un état grave.

Cette fusillade est de « dimension catastrophique », a-t-il estimé.

L'auteur de la tuerie s'explique

Un homme déguisé en policier a ouvert le feu dans un rassemblement annuel du mouvement de jeunesse du Parti travailliste à l'île d'Utoya, en banlieue de la capitale, Oslo.

Le premier ministre Jens Stoltenberg devait prendre part à cet événement, samedi.

La police a bouclé toutes les routes qui mènent au lac entourant l'île d'Utoya.

Un témoin, une adolescente de 15 ans prénommée Elise, qui prenait part au rassemblement, a affirmé avoir entendu des tirs, mais a cru voir un policier et a pensé qu'elle était en sécurité. L'homme s'est alors mis à tirer sur les gens qui se trouvaient devant elle.

« J'ai vu plusieurs personnes mortes », a dit la jeune fille. « Il a d'abord tiré sur les gens qui étaient dans l'île. Après, il a commencé à tirer sur les gens dans l'eau. »

Un homme aidant une blessée à quitter un bâtiment touché par l'explosionAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un homme aidant une blessée à quitter un bâtiment touché par l'explosion

Photo : AFP / MORTEN HOLM

Attentat à la bombe

Plus tôt, l'explosion d'une bombe près du siège du gouvernement norvégien dans le centre-ville d'Oslo avait fait au moins sept morts.

De nombreuses fenêtres des bureaux du premier ministre ont été soufflées par la forte explosion, qui a aussi endommagé les façades de plusieurs ministères situés à proximité. Le siège du ministère du Pétrole a pris feu.

Les images des télévisions norvégiennes ont montré le siège du premier ministère et d'autres immeubles défigurés, des trottoirs jonchés de bris de verre, de la fumée et plusieurs ambulances.

« C'est le chaos total », a rapporté un journaliste de la radio publique.

Outre des ministères, le quartier abrite aussi les locaux de Verdens Gang (VG), le plus grand tabloïd du pays.

D'ordinaire très fréquenté, l'endroit n'était pas bondé au moment de l'explosion, de nombreux résidents de la capitale étant en vacances en dehors de la ville.

Un porte-parole de la police a indiqué que peu avant l'explosion, un véhicule avait été aperçu, roulant à grande vitesse. Il n'a pas pu confirmer toutefois s'il s'agissait d'une voiture piégée.

Samedi matin, heure locale, la police a levé la consigne de ne pas sortir dans Oslo, qui avait été émise après l'attentat. Cependant, elle a indiqué que la sécurité allait être renforcée près de bâtiments potentiellement menacés.

Un suspect arrêté

Un suspect a été arrêté relativement à la fusillade. Les policiers ont confirmé qu'il s'agit d'un homme de 32 ans d'origine norvégienne. Ils ont aussi précisé que l'homme a été vu à Oslo peu avant l'explosion. Selon des médias norvégiens, il est également soupçonné d'être lié à l'explosion survenue à Oslo, mais les policiers n'ont pas confirmé l'information.

Un responsable de la police s'exprimant sous le couvert de l'anonymat a affirmé que le suspect ne semblait pas être lié à une organisation islamiste et aurait agi seul. Selon ce responsable, l'attaque s'apparente plus à celle d'Oklahoma City, survenue en 1995, qu'aux attentats terroristes du 11 septembre 2001.

Selon la chaîne de télévision privée TV2, le suspect est lié au milieu d'extrême droite et avait deux armes enregistrées en son nom, dont un fusil automatique. Les policiers n'ont pas confirmé ces informations. TV2 ajoute que la police a effectué une perquisition dans un appartement de l'ouest d'Oslo où vivait le suspect.

Réunion de crise du gouvernement

Le premier ministre Jens Stoltenberg, dont les bureaux se trouvent dans le périmètre de l'explosion, s'est adressé à la presse pour dire qu'il était sain et sauf.

Évoquant une « situation très grave », il a ajouté que tous les membres du gouvernement étaient apparemment sains et saufs.

Interrogé plus tard par la télévision publique NRK dans un lieu tenu secret, il a indiqué que le gouvernement norvégien va tenir une réunion de crise vendredi soir.

« Plusieurs ministres vont se réunir ce (vendredi) soir », a déclaré M. Stoltenberg, en ajoutant qu'il rencontrerait aussi les dirigeants des principaux partis politiques samedi.

C'est la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale que la Norvège, pays membre de l'OTAN impliqué en Afghanistan et en Libye, est frappée par un attentat.

Suivez la rubrique Sur le web (Nouvelle fenêtre) où notre journaliste suit l'événement.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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