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Québec se penche sur le dilemme des fauteuils roulants motorisés

Une personne en fauteuil roulant motorisé
Radio-Canada

Alors qu'ils sont de plus en plus nombreux sur les trottoirs et les pistes cyclables, Québec se penche sur l'utilisation des fauteuils roulants motorisés. Qu'ils soient à trois ou quatre roues, ils sont nommés « aide à la mobilité motorisée ».

Le dilemme c'est que d'un point de vue légal, ces appareils et leurs utilisateurs n'existent pas au Québec. Officiellement, ils sont considérés comme des piétons. Mais en 2009, un juge de la Cour supérieure du Québec les a reconnus comme des véhicules. En théorie, la Société de l'assurance automobile du Québec est ainsi obligée d'indemniser les personnes qui seraient blessées par de tels fauteuils roulants.

Avec une population vieillissante, le Québec doit s'attendre à ce que leur nombre ne cesse d'augmenter. Depuis 15 ans, 19 décès ont été associés à l'usage de ce genre de fauteuil roulant.

Le chercheur Jean-François Bruneau, qui est professeur associé à l'Université de Sherbrooke, parle d'un vide juridique en cette matière. Une telle situation force ainsi les autorités « à se questionner non seulement sur les règles de circulation, mais aussi, à la base, sur le statut de ces appareils ».

C'est pourquoi l'iInstitut national de santé publique a lancé un projet pilote pour définir qui devrait les utiliser, comment et sous quelles conditions. Toutes les questions sont examinées : le permis, l'examen, l'attestation médicale, la vignette et l'immatriculation.

Est-ce que quelqu'un qui a perdu son permis de conduire pour des raisons d'inaptitudes à la conduite est capable de conduire ces appareils-là? Certains d'eux peuvent aller jusqu'à 25 kilomètres à l'heure.

Jean-François Bruneau

Cette démarche fait grincer des dents certains utilisateurs. Pour Wassya Hadjabi, qui est présidente de l'Action des femmes handicapées de Montréal, ces fauteuils motorisés font « partie de nous ».

Tu vas me donner un permis de le conduire? C'est ridicule!

Wassya Hadjabi

L'imposition de plaques d'immatriculation n'est pas prévue à court terme puisque le projet pilote devrait durer trois ans.

Avec les informations de Francis Labbé

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