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La grogne contre une minière canadienne s'intensifie en Roumanie

Des opposants au projet de mine de Rosia Montana en Roumanie

Des opposants au projet de mine de Rosia Montana en Roumanie

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Vadim Ghirda

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le projet de mine d'or et d'argent de Rosia Montana, au nord de la Roumanie, continue de soulever la colère des citoyens qui craignent la disparition d'un site patrimonial important.

Mardi, à Bucarest, plusieurs dizaines de manifestants ont réitéré leur opposition à ce projet mené par la Rosia Montana Gold Corporation (RMGC), une entreprise contrôlée à 80 % par la canadienne Gabriel Resources.

Les manifestants sont outrés par l'attribution d'un certificat de décharge archéologique à la minière, une étape obligatoire en vue d'exploiter ce qui pourrait devenir l'une des plus grandes mines à ciel ouvert d'Europe.

Ils ont entre autres demandé la démission du ministre de la Culture, Hunor Kelemen, qui a attribué le certificat.

« Le certificat délivré par le ministère est illégal », s'est exclamée une femme, rappelant qu'une première autorisation accordée en 2004 avait été annulée.

Le site de la mine contient des vestiges archéologiques de l'époque romaine, dont une partie devra être détruite. L'entreprise prévoit toutefois allouer 70 millions de dollars pour des travaux de conservation et de mise en valeur du patrimoine local.

« Comment peut-on prétendre protéger les galeries romaines alors que le projet prévoit de dynamiter la montagne les abritant? », s'est demandé une manifestante.

« Nous ne pouvons pas laisser le ministre de la Culture détruire ce pays », a pour sa part indiqué une étudiante en architecture.

Outre l'aspect patrimonial, les citoyens s'inquiètent aussi des impacts sur l'environnement puisque RMGC prévoit utiliser du cyanure pour l'extraction de l'or.

« Kelemen, prends le cyanure, laisse-nous la culture », ont scandé les manifestants à l'attention du ministre.

Mardi, les responsables d'une quarantaine d'organismes ont publié une lettre ouverte au ministre Kelemen afin qu'il annule le certificat.

« Nous vous considérons responsable d'attaque à notre identité culturelle », ont-ils écrit.

Lundi, une quinzaine d'archéologues et d'historiens de renom ont accusé le ministère de s'être plié aux « intérêts financiers de RMGC » aux dépens de ces vestiges romains, qualifiés d'uniques en Europe.

Avec les informations de Agence France-Presse

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