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Inquiétudes au sujet de la possibilité de forages près de Gentilly-2

Centrale nucléaire de Gentilly-2

Centrale nucléaire de Gentilly-2

Radio-Canada
Mis à jour le 

La Commission canadienne de sûreté nucléaire est préoccupée par la possibilité que des forages aient lieu à proximité de la centrale de Gentilly-2.

En effet, dans son rapport sur le renouvellement du permis d'exploitation de la centrale nucléaire, la Commission estime que l'exploration et l'exploitation gazière près de Gentilly-2 pourraient poser un problème pour la sécurité de la population.

Selon le rapport, dans l'état actuel des lois, des entreprises pourraient forer sur les terrains mêmes de la centrale, sans qu'Hydro-Québec puisse y faire quoi que ce soit.

D'ailleurs, deux compagnies, Junex et Talisman, disposent déjà de tels permis. Junex détient les droits d'exploitation des ressources situées sous la propriété d'Hydro-Québec alors que Talisman dispose des droits pour les terrains adjacents à la centrale.

Durant les audiences ayant précédé le renouvellement du permis d'exploitation de la centrale, plusieurs citoyens avaient exprimé des craintes à propos de la proximité entre la centrale et les gisements gaziers.

« Il faut avoir la certitude qu'il n'y aura pas de forage. La loi actuelle est excessivement large, pas du tout restrictive », s'inquiète le maire de Bécancour, Maurice Richard.

Les deux gazières pourraient donc théoriquement procéder à des activités de forage. La possibilité est faible, mais inquiète tout de même Hydro-Québec qui a écrit au Bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE) pour exprimer son opposition.

Possible tremblement de terre

« Forer des trous dans la terre pour extraire du gaz de schiste pourrait avoir un effet sur le sous-sol, ce qui pourrait augmenter la probabilité d'un tremblement de terre », explique le professeur au département de génie nucléaire de l'École polytechnique de Montréal, Greg Kennedy.

La Commission canadienne de sûreté nucléaire fait écho à ces préoccupations dans son rapport et demande au gouvernement du Québec de préciser les mesures qu'il entend prendre pour limiter les activités gazières.

Pour le maire Richard, il est impératif que les lois actuelles soient modifiées. « Selon moi, ça devrait faire partie de la loi que l'on doive préciser qu'il n'y a pas de forage dans tel rayon d'une centrale nucléaire. »

L'attachée de presse de la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, a déclaré que tout forage à proximité de la centrale était exclu, sans préciser si cette interdiction serait incluse dans une loi.

Les compagnies qui détiennent les droits d'exploitation des terres situées près de la centrale assurent pour leur part qu'elles n'ont pas l'intention de procéder à des forages pour le moment.

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