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Tirs nourris près de la résidence du président guinéen à Conakry

Le président guinéen Alpha Condé

Le président guinéen Alpha Condé

Photo : AFP / PASCAL GUYOT

Radio-Canada

Le président guinéen Alpha Condé s'est adressé à la nation mardi matin, après une attaque dans la nuit contre sa résidence à Conakry, au cours de laquelle un membre de la garde présidentielle a été tué.

Le chef de l'État a expliqué lors d'une allocution à la radio d'État que ses gardes « se sont battus héroïquement » en attendant l'arrivée des renforts.

Il a appelé la population au calme, rappelant qu'il s'est engagé au changement. « Nos ennemis peuvent tout tenter, mais ils n'arrêteront pas la marche du peuple guinéen », a déclaré Alpha Condé.

Selon François Fall, ministre-secrétaire général de la présidence, les assaillants, qu'il n'a pas identifiés, ont tué un membre de la garde présidentielle, en ont blessé d'autres et endommagé la résidence de M. Condé. On ne dispose pas de plus amples détails dans l'immédiat.

D'après des habitants du quartier Kaporo Rail où se trouve la résidence, des tirs nourris ont commencé vers 2 h du matin et se sont poursuivis jusqu'aux premières lueurs de l'aube. Un des habitants a précisé par téléphone à l'Associated Press, sous couvert de l'anonymat, qu'il s'agissait apparemment de tirs d'artillerie. D'après des chauffeurs de taxi, des soldats de la garde présidentielle ont barré les accès menant au centre-ville.

L'histoire de la Guinée, pays d'Afrique de l'Ouest, est marquée par des coups d'État. Le dernier en date, mené par le capitaine Moussa Dadis Camara, remonte à décembre 2008, après la mort du dirigeant Lansana Conté. En septembre 2009, au moins 150 personnes ont été tuées dans le principal stade du pays à Conakry lors d'une manifestation contre le régime militaire de Dadis Camara. Les forces de sécurité présidentielle avaient notamment ouvert le feu contre la foule.

Depuis, Camara a été poussé vers la sortie. Grièvement blessé à la tête après s'être fait tirer dessus par son aide de camp, il vit désormais en exil au Burkina Faso. Suite à son départ, le numéro deux de la junte militaire a remis le pouvoir à un gouvernement de transition. En novembre 2010, Alpha Condé a été élu président pour le premier scrutin libre depuis l'indépendance du pays en 1958.

Associated Press

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