•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'homme de Néandertal, cet ancêtre

Représentation d'un homme de Néandertal

Des personnes regardent une oeuvre de l'exposition «Première humanité» au musée national de Préhistoire, en France.

Photo : AFP / Pierre Andrieu

Radio-Canada

La recherche génétique a permis de confirmer que les non-Africains descendent en partie de l'homme de Néandertal.

Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par Damian Labuda de l'Université de Montréal, a découvert qu'une partie du chromosome X de l'humain provient de l'homme de Néandertal et se retrouve uniquement chez les peuples à l'extérieur de l'Afrique.

Cela confirme des découvertes récentes selon lesquelles il y aurait eu croisement des deux populations.

Dr Labuda

Son équipe fait remonter les contacts intimes de ces deux populations très loin dans l'histoire, probablement à la croisée des chemins au Moyen-Orient.

Représentation d'un homme de Néandertal

Photo : iStockphoto

Contexte

Les ancêtres de l'homme de Néandertal ont quitté l'Afrique il y a quelque 400 000 à 800 000 ans. Ils ont ensuite peuplé un territoire qui correspond en gros à la France, l'Espagne, l'Allemagne et la Russie.

Les Néandertaliens ont ensuite disparu il y a environ 30 000 ans. Les premiers hommes modernes avaient pour leur part quitté l'Afrique il y a quelque 50 000 à 80 000 ans.

La question se posait donc : les deux espèces se sont-elles croisées?

Les résultats des présents travaux permettent de répondre par l'affirmative. En fait, les deux auraient vécu en étroite association.

Explications

Le Dr Labuda et son équipe avaient, il y a une dizaine d'années, identifié dans le chromosome X de l'humain une mystérieuse partie d'ADN qui semblait différente des autres.

En 2010, lorsqu'ils ont appris que le génome de l'homme de Néandertal avait été séquencé, ils ont comparé cette variation génétique avec 6000 chromosomes d'humains de toutes les régions du globe. Ils ont découvert que cette variation distincte de l'homme de Neandertal était présente chez les peuples de tous les continents, y compris l'Australie, mais à l'exception de l'Afrique subsaharienne.

De nombreux experts pensent à la lumière de cette étude que la présence de cette séquence s'explique par l'accouplement de nos ancêtres avec l'homme de Néandertal.

Le détail de cette étude est publié dans la revue Molecular Biology and Evolution.