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Quand le roi disparaît ...

La tête d'un lion

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

L'énorme déclin des grands prédateurs comme les lions, les loups et les requins est probablement l'impact le plus important à ce jour des activités humaines sur les écosystèmes de la planète, conclut un groupe international de 24 scientifiques.

La perte de prédateurs en haut de la chaîne reflète sans doute le plus l'influence grandissante de l'espèce humaine sur la nature.

Auteurs

Les conséquences de la baisse du nombre de prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire affectent la structure, la fonction et la biodiversité de la plupart des écosystèmes, dans les océans comme sur terre. Quelques exemples :

  • La baisse importante du nombre de lions et de léopards en Afrique a mené à une augmentation du nombre de babouins olives qui véhiculent des parasites intestinaux dangereux pour les humains qui vivent à proximité;
  • La diminution considérable des populations de pumas dans l'Utah a conduit à une augmentation de la population des cervidés, des animaux qui mangent des plantes. Du coup, la diminution de la végétation a entraîné la dégradation du cours des petits ruisseaux et l'affaiblissement de l'ensemble de la biodiversité;
  • La chasse industrielle des baleines a poussé leurs principaux prédateurs, les orques, à modifier leur régime alimentaire pour se nourrir essentiellement de lions de mer, de phoques et de loutres. Ces espèces ont vu leur population diminuer beaucoup.

Les chercheurs concluent que la planète Terre vit bel et bien une sixième extinction des espèces qui diffère des cinq précédentes parce qu'elle est entièrement provoquée par les activités humaines comme l'exploitation des terrains, la pollution, la chasse, la pêche, le braconnage.

De plus, ces activités se concentrent sur les prédateurs situés au sommet de la chaîne alimentaire.

Ces prédateurs et ces écosystèmes préservent au bout du compte les humains. Il ne s'agit pas simplement d'eux, mais aussi de nous.

Pr William Ripple, Université d'État de l'Oregon

Les auteurs de cette étude publiée dans le magazine Science estiment que les recherches menées jusqu'à aujourd'hui n'ont jamais permis de réaliser à quel point la disparition de ces prédateurs touchait l'ensemble des autres espèces. L'étude de leurs impacts n'a jamais été considérée dans un grand angle, mais plutôt sur les petites populations données situées dans des zones restreintes, ajoutent-ils.

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