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Minuit moins une pour la relance de Chantiers Davie

Chantier Davie à Lévis

Chantier Davie à Lévis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Chantiers Davie nourrit encore l'espoir de trouver un repreneur au cours des prochains jours, sans quoi elle risque de se diriger vers la faillite.

Les négociations avec l'acquéreur potentiel, le chantier naval italien Fincantieri, ont été rompues tard mercredi soir. Les pourparlers avec Fincantieri se déroulaient depuis la fin du mois de mars.

Le groupe SNC-Lavalin a cependant confirmé jeudi son intérêt à participer à la relance de la Davie. Il fait partie d'une coentreprise qui souhaite acheter le chantier de Lévis. Les partenaires intéressés sont le groupe ontarien Upper Lakes et la Dae Woo, de Corée du Sud.

De son côté, Denise Verreault, présidente et chef de la direction du Groupe Maritime Verreault, croit que c'est peut-être l'occasion de retourner le chantier à des Québécois.

« J'ai encore un intérêt et si le gouvernement a un intérêt à ce que je sois là [...], on peut se parler et on peut s'entendre, mais il y a aussi SNC-Lavalin, je crois, qui a manifesté un intérêt et il n'y a rien qui empêche le gouvernement de leur parler », dit Mme Verreault.

« Je pense que c'est mieux que ça soit des Québécois. Donc, ce n'est pas un désastre que les négociations soient rompues. Je pense que c'est plutôt une opportunité [sic]. »

— Une citation de  Denise Verreault

Un litige avec Fincantieri impossible à régler avant la date butoir

Le contrôleur de Chantiers Davie, Pierre Laporte, du cabinet comptable Samson Bélair/Deloitte & Touche, a indiqué jeudi matin en Cour supérieure, à Québec, qu'il avait été impossible de conclure une entente avec Fincantieri pour le rachat des chantiers.

Une entente de principe avait pourtant été conclue à la fin juin, mais des litiges sont apparus lors de la rédaction des documents.

Selon Chantiers Davie, les points en litige ne pouvaient pas être réglés avant l'échéance du 21 juillet, date butoir fixée par Ottawa pour les appels d'offres concernant l'obtention de contrats du programme de construction navale de 35 milliards de dollars du gouvernement fédéral.

« En fait, si les discussions ont pris fin, c'est parce que les parties intéressées ont conclu que ce n'était pas possible de pouvoir en arriver à une entente dans le délai prescrit. »

— Une citation de  Marie-Christine Saint-Pierre, porte-parole de Chantiers Davie

De son côté, le bureau du ministre Clément Gignac a ajouté que Fincantieri a adressé une demande de soutien financier au gouvernement du Québec qui représentait un partage du risque inéquitable.

La vente de Chantiers Davie au géant italien lui aurait permis de redresser ses finances et d'être admissible aux appels d'offres d'Ottawa.

En restructuration depuis un an et demi

Chantiers Davie se trouve en restructuration judiciaire depuis février 2010.

L'entreprise lévisienne a néanmoins réussi à obtenir de la part du juge Étienne Parent une prolongation jusqu'au 22 juillet de la protection judiciaire contre ses créanciers.

Au début du mois de juillet, le Secrétariat de la Stratégie nationale d'approvisionnement en matière de construction navale (SNACN) a accepté de prolonger de deux semaines la période de soumissions des appels d'offres pour les contrats navals. La première date limite était fixée au 7 juillet. Elle a été reportée au 21 juillet.

Ce sursis s'avère toutefois beaucoup moins long que le délai de deux mois réclamé par la Davie. Le chantier maritime avait demandé à Ottawa une prolongation jusqu'au 12 septembre afin de lui permettre de déposer ses propositions. Chantiers Davie disait manquer de temps pour présenter ses soumissions.

Le syndicat garde un mince espoir

Paul-André Brulotte
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Paul-André Brulotte, président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon

Paul-André Brulotte, président du Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon, soutient que d'autres acheteurs potentiels, comme l'entreprise norvégienne Cecon, pourraient donner signe de vie dans les prochains jours.

« Il y a des groupes qui n'ont jamais lâché. Cecon disait tantôt qu'ils figurent dans le processus depuis longtemps, mais il y en a d'autres qui n'ont pas lâché. Ces gens-là, je pense qu'ils vont donner un signal », dit-il.

« On va s'accrocher à l'espoir qui reste et travailler dans la semaine à venir », ajoute M. Brulotte.

Certains travailleurs estiment néanmoins qu'il est minuit moins une dans ce dossier et que les chances d'un sauvetage sont minces. C'est le cas de Guy Roy.

« L'espoir, l'espoir... Ça fait un an et demi qu'on attend et on attend encore [...] Il faudrait que ça bouge dans la semaine et assez vite. C'est très dur. Il y a des travailleurs qui sont rendus malades à cause de la situation. »

— Une citation de  Guy Roy, travailleur au Chantiers Davie

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