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Reculs, gains et incertitudes sur les marchés européens

Un homme regarde les cotes à la Bourse de Milan lundi.

Un homme regarde les cotes à la Bourse de Milan lundi.

Photo : AFP / Giuseppe Cacace

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les bourses européennes ont commencé la séance de mardi par des baisses marquées après avoir effacé une partie de leurs pertes et des gains pour la Bourse de Milan.

L'Italie accélère l'adoption de son plan d'austérité afin de calmer les marchés, qui craignent que la crise de la dette ne se propage à Rome ou à Madrid.

Revigorés par la possibilité d'un sommet extraordinaire de la zone euro vendredi, les marchés étaient en progression en après-midi. L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris a terminé la journée en baisse de 0,9 %.

À Francfort, le DAX se contractait de 0,78 % après un recul de 2,3 % la veille. À Milan, l'indice FTSE Mib a terminé la séance en hausse de 1,18 % après avoir perdu plus de 4 % de sa valeur à l'ouverture.

Réunis lundi, les ministres des Finances de la zone euro n'ont pas avancé de manière notoire sur le sauvetage de la Grèce « et le moins qu'on puisse dire est que cela ne va pas contribuer à adoucir les tensions sur le marché », commente l'économiste Holger Schmieding de la banque privée Berenberg Bank.

Adoption rapide du plan d'austérité en Italie

Mardi, le président du Sénat italien, Renato Schifani, a déclaré que la chambre haute adoptera une semaine plus tôt le plan de rigueur. « Je pense qu'il est nécessaire et indispensable de donner à l'étranger un signal de cohésion de notre pays et il est important que le plan de rigueur soit voté d'ici à jeudi et pas après », a-t-il indiqué.

Les chefs de l'opposition de gauche et du centre au Sénat ont déjà indiqué être d'accord avec une adoption « très rapide » de ce plan pour qu'il soit entériné d'ici dimanche par les députés.

Adopté par le gouvernement italien le 30 juin, le plan d'austérité de 40 milliards d'euros (54 milliards de dollars canadiens) doit permettre à Rome de pratiquement effacer d'ici 2014 son déficit, qui s'élevait l'an dernier à 4,6 % de son PIB.

La dette énorme de l'Italie, près de 1900 milliards d'euros (2576 milliards de dollars canadiens), environ 120 % de son PIB, inquiète les investisseurs.

Taux en hausse pour l'Italie, mais en recul pour la Grèce

La Grèce a emprunté mardi 1,625 milliard d'euros (2,2 milliards de dollars canadiens) pour six mois à un taux en légère diminution par rapport à celui obtenu lors de son émission similaire de bons du Trésor à la mi-juin à 4,9 %.

Par contre, l'Italie doit composer avec une envolée de ses taux, qui sont passés de 2,147 % le 10 juin à 3,67 % mardi pour un emprunt de 6,75 milliards d'euros (9,15 milliards de dollars canadiens) en obligations à un an.

Plusieurs scénarios pour la Grèce

Une source gouvernementale à Athènes souligne que la Grèce a besoin de trouver une solution à long terme au problème de sa dette avant la mi-septembre. Les ministres des Finances de la zone euro se trouveraient « devant sept ou huit solutions possibles » pour aider ce pays.

C'est dans ce contexte que le ministre néerlandais des Finances, Jan Kees de Jager, a évoqué l'hypothèse mardi matin à Bruxelles d'un défaut partiel de paiement de la Grèce. Jusqu'à présent, cette option avait été complètement exclue. Athènes a démenti mardi que ce scénario était plausible.

Avec les informations de Agence France-Presse, Bloomberg, et Reuters

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