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L'éducation et la santé à l'ordre du jour de la réunion des chefs autochtones

Moncton
La ville de Moncton (archives).
Radio-Canada

Quelques centaines de chefs autochtones sont rassemblés cette semaine à Moncton, au Nouveau-Brunswick, pour la réunion annuelle de l'Assemblée des Premières Nations du Canada.

Le manque de ressources en éducation des communautés autochtones et l'état de santé de leurs membres sont en tête de liste des enjeux qui feront l'objet de discussions.

Une étude effectuée en 2009 démontre que le gouvernement fédéral accorde aux écoles des réserves en moyenne 5500 $ par enfant qui les fréquente. En comparaison, les écoles hors des réserves et financées par les provinces reçoivent presque le double.

Pour tenter de corriger le tir, l'Assemblée des Premières Nations et le gouvernement fédéral ont annoncé il y a trois semaines la création d'un comité de travail.

« Il y en a plusieurs qui se posent la question : qu'est-ce qu'on fait des autres enjeux? C'est surtout, je dirais, dans l'attitude du gouvernement qui aime ça, dicter les façons de faire », explique le chef des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard.

Le manque de logements et le délabrement des infrastructures d'eau et d'égouts sont aussi une priorité, selon M. Picard. Il sera également question des relations avec le nouveau gouvernement à Ottawa.

« Évidemment, on va faire un peu le point par rapport aux résultats de la dernière élection fédérale. On a maintenant un gouvernement conservateur majoritaire. Ça va être quoi la donne, cette nouvelle réalité? Pour moi, c'est très clair. La grande question est de voir jusqu'où le gouvernement fédéral est prêt à s'engager dans une relation franche, transparente, avec les premières nations », affirme Ghislain Picard.

Quant à l'état de santé des Autochtones, le diagnostic est plutôt alarmant. Toutes proportions gardées, le taux de mortalité par infarctus est 20 points de pourcentage plus élevé dans les communautés des Premières Nations du Québec et du Labrador que dans la population canadienne en général. Et le nombre d'accidents vasculaires cérébraux causant le mort est deux fois plus élevé dans les réserves.

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