•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

396 policiers de la GRC suspendus pour inconduite depuis 2000

La GRC compte 22 000 policiers dans ses rangs.

La GRC compte 22 000 policiers dans ses rangs.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pas moins de 396 policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont été suspendus depuis 2000 pour des comportements inacceptables, révèle jeudi le quotidien La Presse, grâce à des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Leurs fautes sont diverses :

  • 89 agents ont été réprimandés pour des fautes de nature sexuelle;
  • 69 pour des problèmes d'alcool ou de drogue;
  • 69 pour des voies de fait ou des menaces.

Les documents permettent en outre d'apprendre que seuls 49 de ces 396 agents du corps de police fédérale ont été privés de salaire pendant qu'ils faisaient l'objet d'une enquête disciplinaire.

Qui plus est, 164 d'entre eux ont réintégré leur poste au terme de l'enquête, tandis que 79 autres ont pris leur retraite pendant leurs procédures. Quatre-vingt-trois policiers ont été congédiés ou ont démissionné.

Soixante-deux des 22 000 policiers travaillant actuellement à la GRC sont présentement suspendus. Deux d'entre eux attendent leur sanction depuis plus de dix ans.

La GRC ne retire le salaire de ses employés suspendus que dans des « circonstances graves » ou « dans les cas où les allégations d'inconduite sont si graves qu'elles nécessitent une intervention plus importante qu'une simple suspension. »

Des cas troublants

Les fautes de nature sexuelle présentées par le quotidien sont troublantes. Il est notamment question d'agressions sexuelles, d'attouchements sur des mineurs, de consultation de pornographie juvénile et de relations sexuelles dans une autopatrouille.

En 2002, un policier aurait ainsi proposé à une personne d'abandonner des constats d'infraction en échange d'un rendez-vous galant. Cela lui a valu une suspension d'un an, avec salaire.

En 2004, un policier aurait requis les services de prostituées pendant son quart de patrouille, alors qu'il était en uniforme, dans son autopatrouille. Il a été suspendu avec salaire et a réintégré la GRC trois ans plus tard.

Les cas liés à la consommation de drogues ne sont guère plus reluisants. Plusieurs policiers ont notamment été suspendus pour avoir présenté leur insigne afin de se soustraire à l'alcootest. D'autres ont été suspendus après avoir dérobé des stupéfiants saisis.

Quatre cas de policiers ayant menacé des collègues avec leur arme de service ont aussi été recensés. Deux ont perdu leur travail, mais deux autres ont été réintégrés.

Un des deux policiers réintégrés a été suspendu quelques mois avec salaire, même s'il avait pointé son arme sur deux collègues et qu'il était soupçonné d'achat, de vente et de consommation de cocaïne, de liens avec des criminels notoires et de conduite avec les facultés affaiblies.

Des cas de négligence soulèvent aussi des questions. Un agent a été suspendu plusieurs mois avec salaire après avoir omis de se présenter à un procès, entraînant du coup l'abandon de « sérieux chefs d'accusations ».

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !