•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

JO de 2022 : la Ville de Québec n'abandonne pas la course, pour l'instant

Paul-Christian Nolin

Paul-Christian Nolin

Radio-Canada

Le bureau du maire de Québec a démenti mercredi matin vouloir abandonner la course pour l'obtention des Jeux olympiques (JO) d'hiver de 2022.

Paul-Christian Nolin, l'attaché de presse du maire Régis Labeaume, a réaffirmé que l'administration municipale maintient que la décision définitive quant à une candidature olympique en 2022 ne sera prise que dans quelques jours. L'administration municipale souhaitait attendre de savoir quelle ville obtiendrait les JO d'hiver de 2018 avant de prendre une décision pour sa lancer dans l'aventure olympique pour 2022.

Mercredi matin, le Comité international olympique (CIO) a annoncé à Durban, en Afrique du Sud, que la ville organisatrice des JO de 2018 sera Pyeongchang, en Corée du Sud.

Le bureau du maire corrige le tir

Mardi, la conseillère municipale Julie Lemieux avait affirmé au quotidien Le Soleil que la Ville de Québec ne serait pas dans la course pour les JO d'hiver de 2022.

En entrevue au quotidien, Mme Lemieux avait dit que la Ville préférait accorder la priorité à d'autres projets comme le nouvel amphithéâtre et la revitalisation de la place D'Youville avec le projet de complexe artistique de Robert Lepage.

Elle avait dit aussi que les élus ne sentaient pas d'appui ou d'enthousiasme de la population concernant une candidature olympique pour les JO d'hiver de 2022.

Mercredi matin, Paul-Christian Nolin a tenu à souligner que Mme Lemieux n'a fait qu'exprimer son opinion. Officiellement, la position de la Ville demeure donc la même.

Néanmoins, les chances pour que Québec pose sa candidature pour 2022 restent minces. En effet, M. Labeaume avait d'ores et déjà laissé entendre au printemps que si Pyeongchang l'emportait, il renoncerait à une candidature en 2022 car les villes européennes auraient alors de meilleures chances.

En effet, la règle non écrite de l'alternance au CIO favoriserait alors une ville européenne pour 2022.

Marcel Aubut déçu

De son côté, le président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, qui est présentement en Afrique du Sud, a dit ne comprendre pas la sortie de la conseillère Julie Lemieux.

« On a eu une rencontre il y a à peu près un mois avec M. Charest, M. Labeaume, M. Hamad et M. Rousseau. Il avait été entendu qu'on attendait le résultat et que même avec le résultat, on allait se rencontrer à nouveau pour discuter des options. Alors c'est une déception très forte pour moi aujourd'hui de voir que cette entente-là n'est pas respectée », a-t-il affirmé.

Claude Rousseau, président d'Équipe Québec

Claude Rousseau, président d'Équipe Québec

Pour sa part, le président d'Équipe Québec, Claude Rousseau, estime que la Ville ne doit pas mettre une croix maintenant sur son rêve olympique, même si les JO d'hiver de 2022 semblent hors de portée.

M. Rousseau suggère à la Ville de s'inspirer de la ville gagnante, Pyeongchang.

Cette dernière a présenté sa candidature à trois reprises avant de remporter la mise.

L'exemple de l'Asie est un exemple concret. Ces gens-là sont allés dans un processus à maintes reprises afin d'obtenir les Jeux olympiques.

Claude Rousseau, président d'Équipe Québec

Justice et faits divers