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Les rebelles libyens annoncent une offensive majeure en direction de Tripoli

Frappes de l'OTAN à Tripoli
L’OTAN intensifie ses frappes contre les positions des forces fidèles au colonel Kadhafi. Photo: AFP / Mahmud Turkia
Radio-Canada

La rébellion libyenne se prépare à lancer une offensive sur le front ouest. Elle entend gagner du terrain vers la capitale Tripoli.

Ahmed Omar Bani, porte-parole de la rébellion à Benghazi, fief de la rébellion, a affirmé dimanche que cette offensive sera majeure et devra avoir lieu dans les 48 heures.

Les insurgés cherchent notamment à reprendre Bir Al-Ghanam, un carrefour stratégique à quelque 50 km au sud de Tripoli, afin d'être à portée de canon de la capitale libyenne.

Les rebelles comptent profiter de l'intensification des frappes aériennes de l'OTAN sur des cibles militaires dans cette région. Des armes françaises ont également été parachutées pour aider les insurgés.

L'OTAN dit avoir détruit plus de 50 cibles militaires dans l'ouest du pays cette semaine. L'ouest de la Libye demeure pour l'heure sous le contrôle des forces fidèles au colonel Kadhafi, qui font face à l'avancée des insurgés sur deux fronts au sud et à l'est vers Tripoli.

Un autre revers diplomatique pour Tripoli

La Turquie, seul pays musulman membre de l'OTAN et important acteur dans la région, reconnait désormais le Conseil national de transition (CNT), la direction politique de la rébellion, comme étant « le représentant légitime du peuple libyen », a annoncé dimanche le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu en visite à Benghazi.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, reçu à BenghaziLe ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, reçu à Benghazi Photo : AFP / Patrick Baz

Ankara a promis une aide de 200 millions de dollars au CNT.

Selon le journal officiel turc, publié samedi, Ankara met en application des sanctions de l'ONU contre le chef d'État libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, sa famille et des proches de son régime.

Les sanctions visent notamment la Libyan Foreign Bank, qui possède 62,37 % des parts de la banque turco-libyenne A&T Bank. La banque pourrait, selon le quotidien Radikal, être saisie et placée sous le contrôle du Fonds d'assurances des dépôts d'épargne.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait déjà demandé début mai au colonel Kadhafi de quitter le pouvoir et son pays.

Samedi, l'Union africaine demande d'ignorer le mandat d'arrêt international contre Kadhafi.

Dans une entrevue à Reuters, le président du Conseil national de transition libyen (CNT), Moustafa Abdeldjalil, ancien ministre de la Justice passé dans les rangs de l'insurrection, a reconnu avoir fait une offre de retrait à Mouammar Kadhafi, avec la possibilité de quitter la Libye, sous certaines conditions.

« S'il souhaite rester en Libye, nous déterminerons un endroit précis et tout cela se fera sous le contrôle de la communauté internationale, de même que la surveillance de tous ses mouvements » a ajouté Moustafa Abdeldjalil.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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