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Un vote crucial pour le bas Churchill et les Innus

Le bas Churchill

Le bas Churchill (archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les membres de la nation innue du Labrador votent, jeudi, sur une entente de principe qui contribuerait à ouvrir la voie à la réalisation du projet hydroélectrique de Muskratt Falls.

Cette entente de principe conclue il y a trois ans avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador comprend pour les Innus des droits de chasse sur un territoire de 34 000 kilomètres carrés.

L'entente comprend aussi une indemnité annuelle de 2 millions de dollars pour la perte des terres qui sont inondées depuis la construction des installations hydroélectriques du haut Churchill, il y a une quarantaine d'années.

Les chefs innus ont apposé leur signature sur cette entente de principe. Il s'agit d'un document de 600 pages.

Environ 2400 Innus vivent au Labrador dans les collectivités de Sheshatshiu et de Natuashish. Le ministre fédéral Peter Penashue, un ancien chef innu, croit que les gens voteront pour l'entente de principe.

Il faut que les Innus acceptent l'entente de principe dans une proportion d'au moins 60 % pour qu'elle soit adoptée.

Réticence dans la communauté

Des Innus ont de la difficulté à accepter les changements que subira leur environnement si les installations projetées sont construites sur le bas du fleuve Churchill. Plus de 40 kilomètres carrés de leurs terres ancestrales seront inondés.

Elizabeth Penashue, mère de Peter Penashue, comprend que l'entente de principe peut apporter des millions de dollars et des emplois à sa communauté, mais elle explique que l'argent n'est pas tout. Elle craint que le barrage entraîne la mort du fleuve.

Peter Penashue constituait l'un des principaux négociateurs de l'entente de principe. Il indique qu'il faut respecter le point de vue de sa mère et celui des autres membres de la communauté.

Elizabeth Penashue n'en veut pas à son fils, qui fait ce qu'il croit être le mieux pour son peuple, mais elle ajoute que lorsque le barrage sera construit, il sera impossible de revenir en arrière.

Avec les informations de La Presse canadienne

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