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Quels sont les besoins du Canadien?

Radio-Canada

Q : Le Canadien a-t-il les moyens d'attirer un attaquant « top 6 » à Montréal? Quels sont les besoins de l'équipe?

Jean-Pierre Jacques

R : La première question à se demander, c'est s'il y a un attaquant top 6 disponible. Il y en a très peu.

Brad Richards en est un. Il aiderait assurément le Canadien, mais je doute que Montréal fasse partie de ses options. Cependant, Pierre Gauthier a le devoir de tenter sa chance.

Comme bien du monde, je m'attends toutefois à ce que les Rangers soient très agressifs pour attirer Richards à New York. C'est une équipe jeune, qui a besoin d'un attaquant pour faire produire Marian Gaborik. Richards est le seul joueur de premier plan disponible cet été.

Maxime Talbot et Kristopher LetangMaxime Talbot et Kristopher Letang Photo : AFP / Getty Images/Justin K. Aller

Simon Gagné est également attrayant, mais son état de santé va toujours le suivre comme un nuage au-dessus de sa tête.

Si j'étais Pierre Gauthier, deux joueurs seraient au sommet de mes priorités : Maxime Talbot et Ville Leino. Les deux joueurs ont toujours été dans des environnements gagnants. Talbot pourrait apporter un élément de robustesse nécessaire au CH.

Leino pourrait quant à lui prendre la place de Benoit Pouliot.

Un Michael Rupp et un Sean Bergenheim seraient aussi intéressants.

Q : Quelles sont les options intéressantes pour le poste de gardien numéro 2 du Canadien?

Sylvain St-Jean

R : Dans les gardiens qui cadrent avec la philosophie du Canadien, Mathieu Garon est fait sur mesure. Il accepterait son rôle avec le CH. Ses aspirations de devenir numéro 1 sont passées. C'est un excellent joueur d'équipe qui ne prend pas beaucoup de place, mais c'est un travailleur acharné à l'entraînement. Ça lui a toujours permis d'avoir du boulot.

Je le place aussi en haut de la liste parce que je le connais plus. C'est un joueur local qui serait certainement heureux de poursuivre sa carrière ici.

Garon est à son sommet en jouant 25 matchs par saison. Il peut te donner du bon hockey si le numéro 1 traverse un passage à vide ou est blessé.

Avec le genre d'équipe que le Canadien présente, Price ne doit pas dépasser 60 matchs dans une saison, même s'il est jeune et résistant. Quand on surtaxe un jeune, les bobos vont sortir quelques années plus tard.

Dans les autres options, Ty Conklin a beaucoup ralenti à cause de son âge, mais il fait partie de la catégorie des Garon. C'est un compétiteur, et l'état-major le connaît, car il était à Hamilton quand le Canadien partageait la filiale avec Edmonton.

Jason ArnottJason Arnott Photo : Getty Images/Andy Lyons

Q : Y aura-t-il un Scott Gomez cet été parmi les joueurs autonomes? Quel joueur pourrait susciter la plus grande surenchère?

Alain Beaulieu

R : Jason Arnott. Je doute de sa passion. Son passage à Washington a été décevant. Dans un monde où l'ardeur au travail fait partie du quotidien des joueurs, il n'y a plus de place pour la demi-mesure.

À 4,5 millions de dollars par année, s'il veut se trouver une destination, il ne peut pas se fier seulement à son passé.

Arnott est gros, il joue en désavantage numérique, en avantage numérique, devant le filet. Il a de l'expérience. Bref, il a beaucoup à offrir. Il faut juste qu'il soit en santé et que ça lui tente encore. Il pourrait faire monter les enchères.

Un Talbot pourrait aussi faire monter les enchères, mais pas dans les mêmes proportions. Il gagnait un million de dollars et pourrait aller chercher le double cet été. Tant qu'il demeure dans un rôle de soutien, il remplira sa tâche adéquatement.

Q : Êtes-vous d'accord avec moi que le cadrage des images d'un match de hockey est trop restreint? Lorsqu'on écoute un match à la télé, on ne voit pas les jeux d'ensemble et donc les différentes options qui s'offrent au porteur du disque.

Guy Robichaud

R : Je suis d'accord avec vous à 100 %. Lorsqu'on présente un match à la télévision, on essaie de faire sortir les émotions, les mises en échec, la vitesse. L'aspect tactique n'appartient pas aux téléspectateurs. C'est pourquoi il y a beaucoup de découpage et de cadrage serré. On voit les joueurs, les entraîneurs et les gardiens en gros plan. On veut de l'émotion. Aussi simple que ça.

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