•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une autre étude confirme le manque d'investissements en innovation au Canada

Recherche biopharmaceutique
Recherche biopharmaceutique

Les entreprises canadiennes perdent progressivement leur force d'innovation. Selon un rapport du Conseil de la science, de la technologie et de l'innovation (CSTI), la part du revenu qu'elles consacrent à la recherche et au développement est en chute comparativement aux investissements corporatifs d'autres pays.

Le rapport, qui a été officiellement dévoilé mardi à Ottawa, suggère pourtant que les Canadiens sont particulièrement créatifs. « Un vaste bassin de talents, les efforts accrus du gouvernement et un niveau d'éducation supérieure n'empêchent pas la stagnation de la performance innovante du Canada », indique le rapport.

Le Canada est le pays du G7 qui consacre la plus grande part de son produit intérieur brut aux efforts de recherche et développement en milieu collégial et universitaire. Au pays, les étudiants canadiens et étrangers sont parmi les meilleurs en lecture, en mathématiques et en science. Ils génèrent ainsi un grand nombre d'idées et de projet d'affaires.

« Malgré la performance économique canadienne depuis deux ans, qui a dépassé celle de la plupart de ses partenaires commerciaux, les efforts consentis par les différents secteurs industriels n'ont pas été suffisants pour élever les investissements en recherche et développement à la moyenne du G7 », explique le rapport.

Le rapport du CSTI illustre qu'entre 2000 et 2007, les sommes investies en machinerie et en équipement par travailleur sont 25 % moins élevées que celles déboursées par les entreprises américaines. Les investissements canadiens en technologies de l'information et en télécommunications sont également deux fois moins importants que ceux aux États-Unis, toutes proportions gardées. Pourtant, le CSTI rappelle que la vigueur du dollar canadien constitue une occasion pour les entreprises d'importer de la technologie à meilleur coût.

Selon le rapport, « les défis sont de déployer les talents de manière efficace, d'investir davantage dans les technologies avancées, d'intégrer l'innovation dans la stratégie canadienne et en entreprises et d'accentuer les efforts pour assurer une meilleure prospérité aux Canadiens .

Financement direct et indirect des gouvernements

Le rapport du CSTI souligne que contrairement à plusieurs pays de l'OCDE, les gouvernements au Canada privilégient le financement indirect (crédit d'impôt) aux entreprises pour la recherche et le développement plutôt que les aides directes (subventions ou prêts). Les auteurs notent qu'un certain nombre de pays dont les entreprises dépensent plus en recherche et développement offrent davantage d'aide directe. Toutefois, ils concluent « que les preuves empiriques sont encore trop ambiguës pour décider du type d'aide à privilégier » au Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

Économie