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Israël accusé de retarder le départ de la flottille internationale vers Gaza

À Athènes, en Grèce, des manifestants brandissent des affiches prônant la libération de Gaza (27 juin 2011).

À Athènes, en Grèce, des manifestants brandissent des affiches prônant la libération de Gaza (27 juin 2011).

Photo : AFP / Jean-Philippe Ksiazek

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les organisateurs de la flottille internationale qui s'oppose au blocus maritime imposé à la bande de Gaza accusent Israël de faire pression sur plusieurs gouvernements pour en empêcher le départ, l'État hébreu se dit « déterminé » à en empêcher l'arrivée.

Selon les organisateurs, Israël aurait recours à des manoeuvres d'intimidation auprès des défenseurs des droits de l'homme et menacerait des compagnies d'assurance et des entreprises de communication pour empêcher le départ des bateaux.

La « Flottille de la liberté II », qui transporte de l'aide humanitaire à Gaza, territoire palestinien soumis à un blocus israélien depuis cinq ans, doit prendre la mer dans les prochains jours.

La porte-parole de l'armée israélienne, Avital Leibovitz, a fait état d'informations recueillies par les services militaires du renseignement, lundi, selon lesquelles « des éléments radicaux à bord du bateau américain ont affirmé vouloir tuer des soldats israéliens ».

« Nous savons aussi qu'un des bateaux transporte des produits chimiques incendiaires dangereux que ces militants pour les droits de l'homme veulent utiliser contre les soldats israéliens. [...] Si les vies de nos soldats sont mises en danger, ils agiront en conséquence. Mais, nous préférons éviter le contact physique », a-t-elle précisé.

Un communiqué envoyé à la suite d'une réunion du cabinet de sécurité israélien précise que les forces armées auront pour consigne d'« éviter autant que possible l'affrontement avec ceux qui sont à bord des bateaux ».

Selon la radio militaire israélienne, « les ministres ont décidé de ne pas autoriser les bateaux à jeter l'ancre à Gaza, même s'ils sont autorisés à décharger leur cargaison à Ashdod [port israélien] ou dans le port égyptien d'El-Arish. [...] Si aucune arme ni munition n'est trouvée, la cargaison sera transférée dans sa totalité à Gaza ».

L'État hébreu, qui s'était dit « déterminé » à intercepter la flottille internationale, jeudi dernier, est par ailleurs revenu sur sa décision d'expulser et d'interdire de territoire les journalistes présents à bord de l'un des navires.

Le premier ministre Benyamin Nétanyahou a précisé qu'une exception serait faite alors que, dimanche, le bureau de presse du gouvernement avait envoyé une lettre d'avertissement aux journalistes participant à l'opération.

La lettre affirmait que les journalistes contreviendraient à la législation sur l'entrée en Israël, s'exposant à l'expulsion et à une interdiction de dix ans d'entrée dans le pays.

Un projet controversé

À Washington, l'administration Obama, appelant « à la retenue », a avoué lundi espérer qu'un scénario similaire à celui de mai 2010 ne se reproduise. L'assaut contre la flottille avait alors coûté la vie à neuf personnes, des commandos de marines israéliens ayant attaqué le cargo turc Mavi Marmara.

La semaine dernière, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, s'était opposée au projet de militants propalestiniens de livrer du matériel humanitaire et de briser le blocus israélien sur le territoire palestinien. « C'est dangereux et c'est provocateur », avait souligné Victoria Nuland, la porte-parole du département d'État.

Des militants propalestiniens de 22 pays ont prévu de se retrouver jeudi ou vendredi au large de la Crète, au sud de la Grèce, pour livrer du matériel d'aide humanitaire à Gaza à bord d'une flottille d'une dizaine de bateaux. Deux des cargos transportent quelque 3000 tonnes de matériel d'aide humanitaire, notamment des médicaments et du ciment.

La plupart des pays concernés, entre autres les États-Unis, la France et la Grèce, ont déconseillé à leurs ressortissants de participer à l'opération.

Quelque 350 militants propalestiniens, dont des députés français, suédois, norvégiens et espagnols, des artistes et des écrivains, dont l'auteur de polars suédois Henning Mankell, ainsi que 30 à 50 journalistes ont pris part à cette initiative, qui se veut pacifique.

Des militants québécois se sont envolés le 19 juin dernier à destination de la Grèce pour prendre part à l'expédition.

Le chef de l'Action démocratique du Québec, Gérard Deltell, a d'ailleurs accusé lundi le député de Québec solidaire, Amir Khadir, de verser dans la provocation anti-israélienne en déléguant une militante sur la flottille, la féministe Manon Massé. « C'est déshonorant pour un membre de l'Assemblée nationale de soutenir une telle initiative qui est condamnée par l'Organisation des Nations unies », a-t-il déclaré.

La bande de Gaza :

  • 360 km2 de superficie
  • 1,5 million de Palestiniens
  • 1 travailleur sur 2 est sans emploi
  • 1 habitant sur 5 vit avec moins de 1 $ par jour
Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et La Presse canadienne

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