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Une erreur d'Immigration Canada bouleverse la vie d'une ressortissante tchèque

Le reportage de Brigitte Bureau

L'histoire de Sarka Spackova illustre les difficultés auxquelles peuvent se buter les immigrants qui doivent traiter avec Citoyenneté et Immigration Canada. Mme Spackova dénonce l'impossibilité de parler aux fonctionnaires qui s'occupent de son dossier.

La jeune femme originaire de la République tchèque a été bouleversée lorsqu'elle a reçu une lettre du ministère lui refusant le renouvellement de son permis de travail et la sommant de quitter le pays.

Elle habite à Montréal depuis 2008 et a reçu un Certificat d'acceptation du Québec, mais Citoyenneté et Immigration Canada affirme ne pas avoir le document.

Mme Spackova ne sait pas vers qui se tourner pour contester la décision puisque la lettre est signée Agent MZL/G. « C'est triste comme concept qu'on ne puisse pas parler à personne », dit-elle.

Entre-temps, l'employeuse de Mme Spackova a appris du ministère de l'Immigration du Québec que la confusion provient d'une erreur qu'a commise Citoyenneté et Immigration Canada. « L'origine de tout ce gâchis-là, c'est qu'ils se seraient trompés [...] dans l'épellation de son nom », explique-t-elle.

Les deux femmes ont aussitôt communiqué avec le Télécentre du ministère fédéral, le seul numéro accessible aux immigrants. « Il y a des gens qui nous disent qu'on doit redéposer une demande, que ça prendrait entre quatre et six mois encore, il y en a d'autres qui disent qu'il faut qu'elle sorte du pays pour aller se faire émettre un permis à la frontière. Écoutez, les informations sont contradictoires et on appelle tous les jours », raconte l'employeuse.

En plus de vivre avec la peur d'être expulsée, Mme Spackova est sans salaire depuis le 1er décembre 2010, puisqu'il lui est interdit de travailler. N'ayant aucun statut, elle n'a pas non plus droit à l'aide sociale.

À la suite de l'appel de Radio-Canada au bureau de Citoyenneté et Immigration Canada, à Ottawa, le cas de Mme Spackova s'est réglé en moins de 24 heures. La dame a obtenu son permis de travail et le ministère a dit regretter son erreur. Le ministère a toutefois refusé une demande d'entrevue sur les problèmes que disent éprouver plusieurs immigrants avec ses services.

D'après le reportage de Brigitte Bureau

Société