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Israël menace les journalistes qui veulent embarquer sur la flottille pour Gaza

Le Mavi Marmara à son arrivée dans le port d'Ashdod en mai 2010.

Le Mavi Marmara à son arrivée dans le port d'Ashdod en mai 2010.

Photo : AP/Ariel Schalit

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Israël a tenté de dissuader les journalistes étrangers de prendre place à bord d'une flottille d'aide destinée à Gaza en les menaçant de les empêcher d'entrer sur son territoire pendant dix ans.

Le directeur du bureau de presse du gouvernement, Oren Helman, a estimé dans un communiqué que les journalistes qui seraient du voyage se rendraient coupables d'une « violation intentionnelle » de la loi israélienne. Il a ajouté que leur matériel serait confisqué et qu'ils s'exposeraient à « des sanctions supplémentaires ».

Au moins un journaliste israélien compte embarquer dans un bateau canadien de la flottille. Il s'agit d'un reporter du quotidien de gauche Haaretz.

L'Association de la presse étrangère en Israël a réagi à la menace en affirmant que le gouvernement « soulevait de sérieuses questions sur l'attachement d'Israël à la liberté de la presse ».

« Les journalistes couvrant une nouvelle légitime doivent être autorisés à faire leur travail sans menaces ni intimidations », a-t-elle fait valoir.

Une dizaine de bateaux d'aide humanitaire s'apprête à quitter plusieurs ports européens en direction de Gaza pour tenter de forcer le blocus israélien.

Il y a dix jours, Israël a annoncé qu'il déploierait tous les moyens nécessaires pour neutraliser la flottille, et ce, même si elle ne transporte pas d'armes. Déconseillant aux initiateurs de la mission de défier la marine israélienne, un militaire qui souhaitait garder l'anonymat a déclaré : « Aucun navire n'atteindra Gaza ».

Nouvelle stratégie

La marine a adopté de nouvelles tactiques pour éviter de reproduire l'incident de mai 2010. Une flottille de six navires qui se dirigeait vers la bande de Gaza transportant 10 000 tonnes d'aide humanitaire avait alors été assaillie par des commandos de l'armée israélienne dans les eaux internationales au large d'Israël. Neuf activistes turcs propalestiniens avaient été tués lors de l'assaut.

Israël a mené des exercices simulant des arraisonnements d'embarcations brisant le blocus pour tenter d'en minimiser les conséquences pour les passagers. Selon une vidéo diffusée par l'armée, la marine pourrait employer des canons à eau.

Les autorités israéliennes ont indiqué que la flottille pourrait transiter par son port d'Ashdod ou par l'Égypte, aux fins de vérification.

Les responsables israéliens soutiennent que l'aide qui passe par Israël ou par l'Égypte suffit à approvisionner la bande de Gaza et que s'ils laissent les bateaux s'y rendre, les armes y afflueront.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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