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Les CSSS québécois ont un bon bulletin, sauf pour l'attente

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CSSS Québec-Nord

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier rapport sur la performance des 95 Centres de santé et de services sociaux du Québec laisse voir à quel point les problèmes d'attente, et parfois de coordination, dans le réseau de la santé plombent l'ensemble du portrait, qui est pourtant plutôt positif.

De façon générale, les soins et services dispensés dans les établissements chapeautés par les CSSS sont jugés de bonne qualité, avec une note de 74 %. On note aussi une bonne continuité des services médicaux et des soins infirmiers et une bonne efficacité pour améliorer l'état de santé de la population.

Pour l'attente, toutefois, le portrait est tout autre. La note atteint par exemple 59 % à cause des personnes qui attendent plus de six mois pour une chirurgie, voire 51 % à cause des délais pour obtenir une place en hébergement.

Ce portrait pour l'année 2008-2009 a été présenté mardi par l'Association québécoise des établissements de santé et de services sociaux, qui regroupe 133 établissements publics, comme des centres hospitaliers et des centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

Il n'inclut toutefois pas les centres hospitaliers universitaires ni les centres psychiatriques, qui feront l'objet de rapports distincts.

Une des « choses à améliorer, au niveau des résultats, c'est tout ce qui touche la première ligne et la coordination des services. Ça confirme ce qu'on voit quand on regarde les urgences, l'accès à un médecin de famille, quand on regarde les maladies chroniques », a résumé la directrice générale de l'association, Lise Denis, au cours d'une rencontre avec la presse pour présenter le rapport.

Les problèmes de coordination des services se posent, par exemple, lors du transfert d'un patient de l'hôpital vers un centre d'hébergement. « Quand les gens sont hospitalisés et en attente d'une place en CHSLD, le temps d'attente est beaucoup trop long », admet Mme Denis.

Lorsque les chercheurs ont tenu compte du niveau de ressources dont disposaient les CSSS pour estimer la qualité des services, l'adaptabilité et le climat de travail, 59 % d'entre eux se sont révélés efficients ou très efficients. C'est donc dire que 41 % d'entre eux l'étaient moins.

Il peut sembler étonnant que le rapport constate un taux d'occupation des lits de 89 %, puisqu'on parle souvent des urgences qui dépassent les 100 % et des patients hospitalisés sur les étages qui occupent des lits de courte durée en attendant des lits de longue durée, sans compter les CHSLD déjà très occupés. L'association explique toutefois que ces 11 % de lits qui semblent ainsi disponibles sont le fait de patients en transition et de chambres qui doivent être nettoyées.

Mme Denis prévoit un autre « portrait de famille » du réseau dans environ deux ans. Elle affirme que déjà, plusieurs choses ont changé depuis ce portrait, basé sur des constatations faites en 2008-2009, notamment les délais d'attente pour certaines chirurgies.

Pour l'instant, chaque établissement de santé visé a reçu son propre rapport personnalisé portant sur 157 indicateurs. Cela doit lui permettre de se comparer avec les établissements comparables et de voir ce qu'il peut améliorer, a noté Mme Denis.

La Presse Canadienne

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