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G20 : Jaggi Singh évite la prison

Jaggi Singh à sa sortie du tribunal le 21 juin 2011

Jaggi Singh à sa sortie du tribunal le 21 juin 2011

Photo : Patrick Morrell

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le militant altermondialiste montréalais Jaggi Singh ne retournera pas en prison pour les gestes qu'il a posés dans le cadre du sommet du G20 à Toronto l'été dernier.

M. Singh a plaidé coupable en avril à une accusation d'avoir encouragé à commettre un méfait de plus de 5000 $, et ce, pour avoir demandé aux manifestants de s'attaquer à la clôture de sécurité. L'incident a eu lieu pendant une conférence de presse du groupe Personne n'est illégal, quelques jours avant la rencontre internationale.

En échange de cet aveu de culpabilité, la poursuite avait accepté d'abandonner des accusations de complot criminel.

M. Singh est condamné avec sursis à 60 jours de prison, mais le juge a tenu compte des six jours de prison servis par le militant avant son procès et des conditions de libération strictes qu'il a dû respecter depuis un an. Il a donc libéré le Montréalais, qui sera en probation durant un an et devra effectuer 75 heures de travaux communautaires. La Couronne réclamait six mois de prison.

Le premier commentaire de Jaggi Singh après avoir reçu sa peine a été: « Reprenons le travail ».

Plus de 1100 personnes ont été arrêtées lors du Sommet de juin dernier. Seulement 24 d'entre elles ont été reconnues coupables.

Pas repentant

À son arrivée en cour, mardi à Toronto, Jaggi Singh n'a exprimé aucun remords pour avoir incité autrui à faire tomber la clôture. Il a par contre regretté ne pas être parvenu à la faire abattre.

La clôture en question faisait 3 mètres de haut et courait sur 3,5 kilomètres. Elle visait à empêcher les manifestants de s'approcher du centre des congrès du Toronto métropolitain, où les dirigeants du G20 se réunissaient. Mais c'est en fait toute une section du centre-ville qui était interdite d'accès aux Torontois à la fin de juin 2010.

Jaggi Singh n'en est pas à ses premiers démêlés avec les forces de l'ordre et la justice relativement à ses actions de protestation dans le cadre de rencontres internationales à caractère économique.

Il avait été arrêté à l'occasion du Sommet des Amériques à Québec, en avril 2001. Il avait aussi été arrêté au sommet de l'APEC en 1997 à Vancouver, lors de l'Opération SalAMI en 1998 à Montréal, à Westmount en mai 2000 et, de nouveau, à Montréal en octobre suivant lors d'une réunion des ministres des Finances du G20.

Le point de presse de Jaggi Singh a attiré plusieurs membres de la presse, le 21 juin 2011.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le point de presse de Jaggi Singh a attiré plusieurs membres de la presse, le 21 juin 2011.

Photo : Patrick Morrell

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