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La Ville se défend d'avoir précipité le lancement des vélos Bixi

Une station Bixi à Montréal

Bixis

Photo : Luc Lavigne

Radio-Canada

L'administration Tremblay se défend d'avoir précipité le déploiement des vélos en libre-service Bixi à quelques mois des élections municipales de 2009.

Dans son rapport déposé lundi après-midi au conseil municipal, le vérificateur général de la Ville, Jacques Bergeron, estime que le projet de vélo en libre-service Bixi a été lancé dans la précipitation par l'administration du maire Tremblay, tout juste avant les élections de 2009.

Le vérificateur général constate dans son rapport que deux mois après le lancement officiel des bixis, en mai 2009, la Ville encourait des risques importants, aucune étude préalable sérieuse n'ayant été effectuée et certains renseignements manquant. Jacques Bergeron soutient aussi que les élus municipaux n'étaient pas informés convenablement des difficultés que présentait ce projet innovateur. Selon le vérificateur général, plusieurs règles élémentaires de gestion ont été carrément négligées ou escamotées par les responsables du Bixi depuis 2007.

De l'improvisation et de l'opportunisme, dénonce l'opposition

Ces constatations ont fait bondir les partis d'opposition : « C'est de la pure improvisation que la mise en place du Bixi, ce qui me conduit à la conclusion que l'intérêt de Gérald Tremblay à lancer le Bixi était que ça roule avant les élections de 2009 », a déclaré Richard Bergeron, chef de Projet Montréal.

Le nouveau responsable du Transport au comité exécutif de la Ville de Montréal, Michel Bissonnet, rejette toute présomption de précipitation dans le lancement du Bixi. Précisant qu'il n'était en poste que depuis deux mois, il a soutenu que c'était avant tout la volonté des Montréalais d'obtenir ce service de vélo, le moteur du projet.

Depuis son lancement, la société qui gère le service Bixi a accumulé une dette de 37 millions de dollars. Elle a menacé de fermer ses portes le mois dernier si la Ville ne l'aidait pas financièrement, ce que l'administration Tremblay a fait en adoptant un montage financier de 108 millions de dollars, auquel participe aussi le gouvernement du Québec, pour sauver et promouvoir les bixis.

Gérald Tremblay note quelques ratés

De son côté, le maire Gérald Tremblay reconnaît qu'il y a eu certains ratés dans le projet Bixi, mais il ne condamne pas l'initiative pour autant.

« On reconnaît qu'il y a eu certains problèmes de gouvernance et des problèmes de relations entre Stationnement de Montréal et Bixi. La situation aujourd'hui est corrigée, depuis le moment où le gouvernement du Québec nous a donné des instructions pour le prêt », a expliqué le maire.

Parmi ces instructions, Québec demande que Montréal se retire de la vente de bixis à l'étranger, car une ville ne peut pas s'engager dans de telles activités commerciales. Or, Bixi mise de plus en plus sur les exportations pour se développer.

Avec le reportage de Benoît Chapdelaine

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