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Interruption des travaux à l'usine des eaux radioactives de Fukushima

Des experts à la centrale de Fukushima

Des experts constatent l'ampleur des dégâts à la centrale de Kukishima

Photo : AFP / Gouvernement du Japon

Radio-Canada

L'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, la compagnie Tepco, a dû interrompre samedi les opérations de décontamination d'eau en raison d'une hausse inattendue des radiations.

Avec cette usine de décontamination, l'entreprise devait traiter les 100 000 tonnes d'eau hautement radioactive qui se sont accumulées dans la centrale depuis le séisme et le tsunami du 11 mars dernier. Toutefois, les travaux ont été stoppés seulement cinq heures après sa mise en route vendredi.

Selon les responsables, il appert que des pièces du système qui absorbent le césium radioactif doivent être remplacées beaucoup plus tôt que prévu. Les boues radioactives qui sont entrées dans le système de retraitement des eaux traitées sont plus radioactives que prévu.

Environ 100 000 tonnes d'eau hautement radioactive se sont accumulées dans les bâtiments des réacteurs et des turbines de cette centrale nucléaire depuis le séisme et le tsunami du 11 mars.

Tepco a réussi à faire cesser la fusion du combustible en arrosant les réacteurs jour et nuit avec de l'eau de mer, puis de l'eau douce. Cependant, elle doit encore injecter environ 500 tonnes d'eau chaque jour, dont une partie s'accumule dans les installations.

Le liquide qui sera décontaminé pourra être réutilisé dans les circuits de refroidissement une fois qu'ils seront rétablis. Pour l'instant, il n'est pas possible de savoir quand l'usine de décontamination recommencera à fonctionner.

Le 17 avril dernier, Tepco avait annoncé qu'il espérait réduire de façon importante les fuites radioactives de la centrale d'ici le mois de juillet. Il disait pouvoir parvenir à stabiliser la température des réacteurs sous les 100 degrés centigrades au plus tard en janvier prochain.

L'AIEA critique

Dans un rapport qui doit être publié lundi lors d'une conférence sur la sécurité nucléaire, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) est critique par rapport à la réaction du Japon après l'accident de Fukushima.

L'Agence considère que les autorités nipponnes n'ont pas mis en oeuvre la convention d'assistance prévue en cas d'accident nucléaire. Dans ce rapport dont l'AFP a obtenu copie, l'AIEA précise que Tokyo aurait dû y recourir.

Cette convention sur l'assistance en cas d'accident nucléaire régit la coopération entre États et avec l'AIEA pour organiser l'aide, la sécurité et la communication. Or, sur la base d'une visite d'experts au Japon le mois dernier, elle n'a jamais été mise en oeuvre. La même situation prévaut en ce qui concerne l'observation d'un principe recommandé par l'Agence qui veut que des mesures de sécurité à plusieurs niveaux contre les menaces extérieures soient implantées.

Des redémarrages

Le gouvernement japonais a annoncé samedi que les centrales nucléaires qui avaient été arrêtées par précaution pourront recommencer à fonctionner. En ce moment, seulement 17 des 54 réacteurs nucléaires civils fonctionnent.

Banri Kaieda, le ministre de l'Industrie, s'est voulu rassurant en précisant que des mesures supplémentaires de sécurité ont été mises en oeuvre. Le Japon tire 30 % de son énergie de l'activité des centrales nucléaires.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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