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Encore six mois pour sauver le protocole de Kyoto

Des éoliennes dans le nord de l'Allemagne

(archives)

Photo : AFP / JENS BUTTNER

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La mobilisation est lancée pour tenter de sauver le protocole de Kyoto. À six mois d'une réunion organisée par l'ONU, des discussions se sont tenues à Bonn, en Allemagne, lors d'une rencontre qui s'est terminée vendredi.

Les négociateurs de plus de 190 pays se sont réunis pendant deux semaines afin de trouver une formule satisfaisante pour toutes les parties avant la Conférence de Durban, qui se tiendra du 28 novembre au 9 décembre en Afrique du Sud.

Le protocole de Kyoto

Ce traité imposait des objectifs chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés, à l'exclusion notamment des États-Unis, qui ne l'avaient pas ratifié.

Au terme de la première période d'engagement de cinq ans, qui expire à la fin de l'an 2012, les pays en développement réclament que les pays riches s'engagent une deuxième fois au nom de leur « responsabilité historique » concernant le réchauffement planétaire.

Pusieurs pays, comme le Canada, mais aussi le Japon et la Russie, ne veulent pas signer d'engagement « contraignant ». Ils justifient cette position en faisant référence à l'absence de dispositifs similaires pour les deux plus grands pollueurs de la planète que sont la Chine et les États-Unis.

Pour sa part, l'Union européenne évalue la possibilité de s'engager à nouveau. Toutefois, l'un de ses représentants, le Hongrois Jozsef Feiler, a rappelé vendredi qu'elle veut que soit évoqué en parallèle un système qui englobe les grandes économies.

Selon le Suisse José Romero, l'une des options possibles à Durban serait « une prolongation de Kyoto d'un, deux ou trois ans », le temps de trouver une solution plus globale.

Enfin, des pays insulaires, qui sont plus particulièrement concernés par la montée des océans, se sont dits ouverts à la possibilité d'un Kyoto allégé. Même s'il engageait moins de pays, il permettrait surtout d'éviter un « effondrement du système » de négociations. Leur représentant, Dessima Williams, a fait remarquer que « les îles Marshall et d'autres pays commencent à perdre des terres non seulement sur la côte, mais aussi à l'intérieur du territoire ».

Les négociations se poursuivent

S'adressant aux journalistes vendredi, Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention cadre de l'ONU sur le changement climatique (CCNUCC), a affirmé qu'il y a « une prise de conscience grandissante sur le fait que régler l'avenir du protocole de Kyoto est une tâche essentielle cette année et que cela va exiger une implication politique de haut niveau ».

Pour sa part, Tasneem Essop, de l'organisme World Wildlife Fund (WWF) estime que Kyoto « va être la clé à Durban et influencera le mouvement sur tout le reste ».

Selon une étude présentée à Bonn par des experts indépendants, le niveau des promesses actuelles des différents pays pour réduire les émissions gaz à effet de serre représente malgré tout une hausse de la température de 3,2 degrés (en Celsius). C'est beaucoup plus que l'objectif maximal que s'était donné la communauté internationale, soit 2 degrés.

D'ailleurs, peu avant l'ouverture des discussions à Bonn, l'Agence internationale de l'Énergie avait annoncé que les émissions de CO2 avaient atteint un record en 2010 dans les secteurs de l'énergie, de l'industrie et des transports.

D'autres rencontres sont prévues d'ici la Conférence de Durban, notamment au début de juillet à Berlin, puis en septembre à New York.

Avec les informations de Agence France-Presse

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