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La manifestation contre le gaz de schiste se prépare

Manifestation contre l'exploitation du gaz de schiste à Fortierville, dans le Centre-du-Québec

Des opposants à l'exploitation du gaz de schiste quitteront Québec en autobus samedi pour se rendre à l'importante manifestation prévue à Montréal.

Les opposants dénoncent le processus d'évaluation mis en place à la suite du rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Les activités des entreprises gazières ont été restreintes dans la foulée du rapport. Néanmoins, les opposants accusent le gouvernement Charest de continuer à favoriser l'industrie sous le couvert de l'évaluation environnementale, qui sera réalisée au cours des deux prochaines années.

Ils affirment également que les activités des compagnies gazières se poursuivent comme prévu.

Stéphane Perreault, porte-parole de Talisman, réfute les propos des opposants. « On n'a pas la liberté de faire les travaux qu'on veut quand on veut. Il y a un processus qui nous a été soumis, il y a de nouvelles règles qui nous ont été soumises qu'on doit suivre pour faire une demande et on doit obtenir cette approbation-là de la part du comité. Alors, oui, ça change beaucoup les opérations », affirme M. Perreault.

Le militant Dominic Champagne soutient pour sa part que les opposants doivent poursuivre la lutte. « Il n'y a rien de réglé alors que l'opinion publique a l'impression que suite au rapport du BAPE, tout a été réglé, c'est pour ça que demain, il faut sortir dans la rue », dit-il.

Il souligne que la France a mis en place des lois sévères empêchant la fracturation du territoire.

Par ailleurs, les quelque 30 marcheurs partis de Rimouski le 16 mai dernier, qui réclament un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste, doivent aussi arriver à Montréal samedi.

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