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Dur lendemain de veille pour les Vancouvérois

émeutes à Vancouver

Des feux brûlent sur la rue Georgia à Vancouver

Radio-Canada

À leur réveil, les résidents de Vancouver ont pu voir le résultat d'une des pires émeutes de l'histoire de la ville. Pendant plusieurs heures après la défaite des Canucks contre les Bruins de Boston en finale de la Coupe Stanley, des casseurs ont pris d'assaut les rues du centre-ville.

Malgré une importante présence policière, les émeutiers ont mis le feu à plus d'une dizaine de voitures, ont saccagé des vitrines et pillé des magasins.

Les dommages ne sont pas encore chiffrés, mais seront plus importants que ceux d'un million de dollars de la dernière grande émeute à secouer Vancouver il y a 17 ans. La violence avait éclaté au centre-ville en 1994, lorsque les Canucks avaient perdu la Coupe Stanley au profit des Rangers de New York.

Les images des casseurs ont fait le tour de la planète sur les réseaux de nouvelles continues et sur internet. Sur Twitter, l'histoire des émeutes à Vancouver était en une pendant une bonne partie de la nuit de mercredi à jeudi. Des milliers de photos et de vidéos prises par des membres de la foule pendant l'émeute se retrouvent sur le web.

Des témoins des émeutes ont capté des images des évènementsAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des témoins des émeutes ont capté des images des Des témoins des émeutes ont capté des images des évènements

La police de Vancouver attribue en partie sa difficulté à maîtriser les casseurs à la présence de ces personnes restées dans les rues pendant l'émeute, comme si elles assistaient à un spectacle.

En revanche, les enquêteurs comptent profiter des images saisies par les témoins pour identifier les casseurs et pilleurs. Jeudi, tout en dressant un bilan plutôt positif de son intervention, la police a invité les citoyens à lui faire parvenir ces photos et vidéos.

Les policiers risquent d'en avoir plus qu'ils n'en demandent. En début de matinée jeudi, plus de 21 000 personnes avaient déjà participé à une page Facebook permettant de poster des photos des émeutes et des casseurs.

De nombreux Vancouvérois se demandent si leur ville a déjà perdu sa bonne image gagnée pendant les Jeux olympiques, il y a à peine un an. Pendant l'événement, des dizaines de milliers de Vancouvérois et de visiteurs ont fait la fête dans les rues de la ville chaque soir, sans débordement majeur.

La première ministre Christy Clark et le maire de Vancouver Gregor Robertson ont promis jeudi que l'émeute ne marquera pas la fin des grands rassemblements dans le centre-ville de Vancouver.

Des policiers aux milieux des débrisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des policiers aux milieux des débris

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Le calme est enfin revenu vers 1 h jeudi matin au centre-ville de Vancouver. De nombreux blessés ont été transportés dans différents hôpitaux de la ville. Certains d'entre eux ont été poignardés et une personne qui est tombée du viaduc de la rue Dunsmuir repose dans un état critique.

Après plusieurs heures de violences, les forces de l'ordre ont finalement eu raison des émeutiers en utilisant des gaz lacrymogènes, des tirs de balles de caoutchouc, des chiens et des chevaux. Ils ont procédé à de nombreuses arrestations.

Dans les dernières secondes du match, des partisans ont lancé des bouteilles de bière sur les écrans géants qui avaient été disposés en plein air.

Après la fin de la partie, les policiers ont mis plus d'une heure à disperser la foule réunie autour d'une voiture en feu à l'intersection des rues Georgia et Hamilton. Les émeutiers se sont ensuite déplacés vers la rue Granville où d'autres affrontements ont éclaté.

Selon la porte-parole du Service de police de la Ville de Vancouver Jana McGuinness, les autorités ont été dépassées par l'ampleur des événements. « Il y a eu des moments où on n'avait pas d'effectifs dans les zones où les crimes sont survenus. On a manqué de ressources. On a tenté de disperser la foule aussi rapidement que possible. On peut être aussi proactif que possible, mais à certains moments, on ne peut que réagir. C'est alors que le pillage survient », a-t-elle expliqué.

Le maire de Vancouver, Gregor Robertson, s'est empressé de condamner les violences, espérant qu'elles ne terniront pas la réputation de la ville. « C'est absolument disgracieux et honteux. Ce n'est aucunement représentatif de la ville de Vancouver. [...] Ce qui est arrivé ce soir est méprisable », a-t-il déclaré.

Plusieurs résidents ont été choqués de l'ampleur des dégâts. « Juste parce que nous n'avons pas gagné la Coupe, nous détruisons notre milieu de vie. Je ne comprends pas comment les gens peuvent perdre la tête comme ça. Maintenant, on devra payer des millions pour tout nettoyer. C'est ridicule! », a affirmé une jeune partisane des Canucks.

Ces scènes de chaos rappellent les violences qui avaient éclaté à Vancouver en 1994, lorsque les Canucks avaient perdu la Coupe Stanley au profit des Rangers de New York.

Mais mercredi, les autorités ne s'attendaient pas à de tels débordements, d'autant plus que les Jeux olympiques de Vancouver, en 2010, s'étaient déroulés sans encombre.

Les policiers repoussant la fouleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les policiers repoussant la foule

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Avec les informations de La Presse canadienne

Justice et faits divers