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La rébellion prend de nouvelles villes dans l'ouest de la Libye

Des rebelles libyens regardent le corp d'un soldat fidèle à Mouammar Kadhafi dans le village d’al-Rayayna
Des rebelles libyens regardent le corp d'un soldat fidèle à Mouammar Kadhafi dans le village d’al-Rayayna Photo: AFP / Florent Marcie

En Libye, la rébellion a remporté quelques succès mercredi en mettant la main sur de nouvelles localités à l'ouest de Tripoli.

Selon un correspondant de l'agence Reuters, les rebelles se sont emparés des bourgades de Zawiyat al-Babour et d'Al-Awiniyah. L'Agence France Presse (AFP) ajoute que les localités de Ghanymma et d'Al-Rayayna sont également tombées aux mains de la rébellion.

Tous ces villages se situent sur la route de Yefren, que contrôlent les rebelles, à quelque 80 kilomètres de Tripoli. L'objectif avoué des troupes est de faire la jonction entre Yefren et Zenten, qu'elles contrôlent également, en prenant les villages entre les deux. Une trentaine de kilomètres les séparent.

Selon un témoignage recueilli par l'AFP, l'une des deux routes reliant les deux villes serait déjà maîtrisée par la rébellion et les troupes de l'OTAN survoleraient la zone.

Les troupes fidèles à Mouammar Kadhafi continuent cependant à résister ailleurs au pays.

Selon un porte-parole de la rébellion, les forces loyalistes ont pilonné mercredi la ville de Nalut, à la frontière de la Tunisie, un point de passage sur lequel comptent les rebelles pour s'approvisionner.

Mardi, les militaires de Kadhafi ont résisté à une attaque des rebelles qui tentaient de s'emparer de la ville de Brega, dans l'Est. Sur le même front, les troupes rebelles peinent à avancer vers la ville de Zliten en raison des tirs de l'armée loyaliste.

Les insurgés ont d'ailleurs exprimé récemment une certaine frustration à l'OTAN, faisant grief d'un manque de coordination avec les combattants au sol.

Selon la télévision officielle du régime, un raid de l'OTAN sur un autobus aurait d'ailleurs fait 12 morts mercredi dans la ville de Kikla, à 150 km au sud-ouest de Tripoli.

Tous ces développements militaires surviennent au moment où l'émissaire russe du Kremlin s'apprête à rencontrer jeudi les représentants du régime de Kadhafi, une semaine après avoir eu des discussions avec les rebelles dans leur fief de Benghazi.

Après quelques semaines d'ambivalence, Moscou a pourtant fini par joindre les rangs des pays qui demandent le départ de Mouammar Kadhafi.

Par ailleurs, le Panama est devenu mercredi le 15e pays à reconnaître officiellement le Conseil national de transition de la rébellion comme «  représentant légitime  » du peuple libyen.

Des représentants poursuivent l'administration Obama

Mercredi, la Maison-Blanche a dû défendre la décision du président Obama d'impliquer militairement les États-Unis en Libye sans obtenir le feu vert du Congrès. Une dizaine d'élus de la Chambre des représentants - des républicains, mais aussi des démocrates - ont en effet déposé une plainte devant la justice, alléguant que le président avait outrepassé ses pouvoirs constitutionnels.

Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a quant à lui mis en garde le président Obama au sujet d'une éventuelle poursuite des opérations militaires en Libye sans autorisation du Congrès.

Selon la loi américaine, le retrait des troupes doit être achevé au plus tard 90 jours après le début d'une intervention décidée unilatéralement par le président. Cette limite sera atteinte dimanche.

Afin de répondre à ces critiques, la Maison-Blanche a formellement remis au Congrès un rapport contenant un argumentaire juridique démontrant que le président a agi en toute conformité avec la loi.

Les opérations militaires et humanitaires en Libye ont jusqu'ici coûté 715,9 millions de dollars aux États-Unis, selon ce rapport.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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