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Pauline Marois prône un référendum au « moment jugé approprié »

La chef péquiste Pauline Marois

La chef péquiste Pauline Marois

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chef du Parti québécois Pauline Marois a dévoilé mercredi le programme électoral que la formation souverainiste défendra lors du prochain scrutin provincial.

« Cette vision, c'est quoi? », a lancé Mme Marois d'entrée de jeu. « Plus de liberté - la souveraineté -, plus d'intégrité, plus d'identité, plus de propriété de nos richesses naturelles. »

Mme Marois a précisé que le changement « le plus important et le plus audacieux » qu'elle propose aux Québécois consiste à « transformer profondément le Québec en bâtissant notre pays ».

Extrait de l'article 1 du programme du PQ

Aspirant à la liberté politique, le Parti québécois a pour objectif premier de réaliser la souveraineté du Québec, à la suite d'une consultation de la population par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement.

Mme Marois a donné quelques exemples visant à faire la démonstration que le gouvernement fédéral nuit au développement du Québec.

Elle a critiqué le fait qu'Ottawa « bloque » la construction d'un nouveau pont Champlain, a refusé de financer un nouvel amphithéâtre à Québec, et a refusé de laisser l'armée aider les sinistrés des inondations en Montérégie.

« Nous avons l'intention de nous tenir debout face à Stephen Harper, de démontrer qu'un pays québécois est infiniment plus attrayant que la situation actuelle », a-t-elle déclaré.

« Quant à la bureaucratie, le plus grand gaspillage, ce sont des milliards de dollars dépensés en chevauchements administratifs et qui seront éliminés avec la souveraineté. D'ici là, je m'engage à prendre tous les moyens nécessaires - adopter des lois - pour éliminer ces dédoublements », a soutenu Mme Marois.

La chef péquiste n'a pas été en mesure de préciser d'où proviendraient ces économies de plusieurs milliards de dollars. Elle dit avoir déjà ordonné une mise à jour d'anciennes études sur la souveraineté pour obtenir une idée plus précise.

Des promesses pour les 100 premiers jours

Mme Marois a aussi réitéré des engagements qu'elle a déjà pris, dont ceux de lancer une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction et d'abroger la loi légitimant le recours à des écoles passerelles dans certaines circonstances, et ce, dans les 100 premiers jours d'un gouvernement péquiste.

Au cours de ces 100 premiers jours, Mme Marois compte aussi revoir le régime de redevances que le gouvernement du Québec impose aux minières afin qu'il « rapporte davantage aux Québécois et aux Québécoises ».

Elle a aussi réaffirmé qu'un gouvernement souverainiste créera une assemblée constituante chargée d'écrire la constitution d'un Québec indépendant, élaborera une nouvelle Charte de la langue française ainsi qu'une Charte québécoise de la laïcité et établira une citoyenneté québécoise.

Le programme du Parti québécois, intitulé Agir en toute liberté, est issu des travaux menés lors du 16e Congrès du parti, tenu à la mi-avril.

Des informations selon lesquelles le premier ministre Jean Charest songe à déclencher des élections anticipées à l'automne ont circulé récemment. M. Charest a démenti cette éventualité.

Marois ne veut pas être distraite

Le programme du PQ est dévoilé au moment où le leadership de Mme Marois est ouvertement contesté dans les rangs souverainistes. La chef péquiste était d'ailleurs entourée de plusieurs des « jeunes » péquistes qui ont été engagés dans une guerre de mots avec l'ex-chef du parti Jacques Parizeau.

Mme Marois n'a cependant pas voulu commenter directement les déclarations du petit-fils de M. Parizeau. Hadrien Parizeau, qui préside l'association péquiste de Crémazie [NDRL : la circonscription que représente Lisette Lapointe, conjointe de M. Parizeau], a ouvertement demandé la démission de Mme Marois dans une entrevue au Devoir.

Elle s'est bornée à dire qu'elle avait obtenu l'appui de 93,08 % des délégués présents au Congrès du PQ, et a invité tous les Québécois à venir militer au sein du parti.

Elle n'a pas davantage voulu commenter les propos d'un autre ex-chef péquiste, Bernard Landry, qui l'a invitée dans une entrevue accordée au quotidien La Presse à « réfléchir » à sa stratégie de « gouvernance souverainiste ».

« J'ai le goût de dire : on va se calmer un peu. On va prendre le temps de respirer un peu. Je n'ai pas du tout l'intention de me laisser distraire », a-t-elle fait valoir.

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