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Exclusif

Un restaurateur de Saint-Jérôme dénonce l'administration du maire Gascon

Le restaurateur Daniel Picotte

Le restaurateur Daniel Picotte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le restaurateur Daniel Picotte, de Saint-Jérôme, affirme qu'il a dû commanditer un souper de l'équipe électorale du maire Marc Gascon au montant d'environ 5000 $ après avoir reçu un permis pour sa terrasse. Refusant d'autres commandites, le restaurateur se dit maintenant harcelé par la Ville et ses fonctionnaires.

Le 6 juin dernier, Daniel Picotte a rencontré l'escouade Marteau de la Sûreté du Québec pendant cinq heures pour faire une déclaration.

L'homme d'affaires est formel. Le maire de Saint-Jérôme serait intervenu personnellement en 2005 pour qu'un permis lui soit délivré afin qu'il puisse installer un plancher de béton pour sa terrasse.

Quelques mois plus tard, le 12 novembre 2005, l'équipe Gascon a célébré sa victoire électorale dans ce même établissement.

Au moment de payer la note pour la soirée, le conseiller municipal de l'équipe Gascon, Bernard Bougie, serait allé voir le restaurateur et lui aurait rappelé le permis qu'il avait reçu. La facture pour le repas était de 5000 $. M. Picotte ne voulait pas payer. Ce sera une commandite, lui aurait suggéré l'échevin, selon le témoignage du restaurateur.

« Vu que le maire t'a aidé, on va te payer la boisson, mais pas la balance, lui aurait-on dit, selon lui. C'est correct. Je me montre bon joueur ».

Quelqu'un, il ne peut préciser qui, lui aurait demandé plus tard une autre commandite.

« Deux, trois mois après, un autre événement, mais là, regarde! On ne peut pas commanditer 500 événements! Un moment donné faut vivre aussi! », affirme le restaurateur.

Daniel Picotte a refusé. La situation s'est détériorée avec la Ville. C'est son impression.

« Après ça, ben c'est là que le déluge a commencé, dit-il. Le permis que j'avais eu pour la terrasse n'était pas valide. L'inspecteur s'était trompé. »

Depuis, son restaurant a fait l'objet de plusieurs inspections.

« C'est quoi le problème?, demande-t-il. Parce qu'il aurait fallu donner plus? »

Le maire Marc Gascon a refusé de réagir à ces allégations. Quant au conseiller Bernard Bougie, il nie avoir demandé une commandite au restaurateur pour le repas.

« Moi, j'ai jamais rencontré M. Picotte là-dessus. C'est pas moi, ça. C'était... j'étais même pas responsable de ça », dit-il.

Le député péquiste de Prévost, Gilles Robert, est très inquiet. « Écoutez, je me questionne sérieusement sur la légitimité du maire de Saint-Jérôme ».

Le maire Gascon et son parti politique, dissout la semaine dernière, font l'objet de deux enquêtes, l'une du directeur général des élections et l'autre, de l'escouade Marteau. Le ministère des Affaires municipales, de son côté, mène des vérifications sur son administration.

D'après un reportage de Pierre Duchesne

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