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Crimes de guerre probables en Côte d'Ivoire, selon l'ONU

Un soldat des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire portant un bracelet de munitions.
Un soldat des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire portant un bracelet de munitions. Photo: AFP / Sia Kambou

Certains actes perpétrés en Côte d'Ivoire lors des violences ayant suivi l'élection de novembre 2010 pourraient constituer des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre.

C'est ce que le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avance dans un rapport publié au terme d'une enquête internationale indépendante tenue du 4 ou 28 mai qu'elle avait commandé.

La commission d'enquête évalue que le conflit a fait environ 3000 morts et plus d'un million de personnes déplacées. Elle blâme tant les partisans du président Alassane Ouattara que ceux du président déchu Laurent Gbagbo.

Ces violations ont été commises par les Forces de Défense et de sécurité [pro-Gbagbo] et leurs alliés [milices et mercenaires] puis, lors de leur contre-offensive et depuis leur contrôle du pays, par les FRCI [Forces républicaines de Côte d'Ivoire, pro-Ouattara, NDLR].

Rapport de l'ONU

Les enquêteurs de l'ONU se sont rendus à Abidjan, puis dans l'ouest, le nord et le sud du pays. Ils se sont aussi rendus au Liberia où ils ont discuté avec des réfugiés ivoiriens et des membres du gouvernement.

Les auteurs du rapport recommandent au nouveau gouvernement ivoirien de mener une enquête impartiale pour que les auteurs des exactions soient traduits en justice. Ils préconisent aussi l'établissement d'un mécanisme indépendant sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire afin « d'accompagner les autorités ivoiriennes dans la lutte contre l'impunité ».

Le rapport doit être débattu le 15 juin par le Conseil des droits de l'homme.

En mai dernier, Amnesty International avait affirmé que des crimes de guerre avaient été commis par les deux camps en Côte d'Ivoire.

La Côte d'Ivoire a plongé dans la violence à la suite du refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, à l'élection présidentielle de novembre dernier. Le conflit a officiellement pris fin le 11 avril avec la capture de Laurent Gbagbo par les forces pro-Ouattara soutenues par les Casques bleus de l'opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (ONUCI) et l'armée française agissant sous mandat du Conseil de sécurité.

Néanmoins, l'arrestation de Laurent Gbagbo n'a pas mis fin aux violences. Jeudi, l'ONUCI s'est déclarée « particulièrement préoccupée » par la « multiplication » récente des violences dans le sud du pays qui ont fait deux morts et des dizaines de blessés.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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