•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Legault serait de la partie advenant un scrutin automnal

Les cofondateurs de la Coalition pour l'avenir du Québec, François Legault et Charles Sirois, le 21 février 2011
Les cofondateurs de la Coalition pour l'avenir du Québec, François Legault et Charles Sirois, le 21 février 2011 Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Coalition pour l'avenir du Québec menée par François Legault se dit prête à sauter dans l'arène politique dès l'automne advenant le déclenchement d'élections anticipées.

Martin Koskinen, un proche collaborateur de l'ancien ministre péquiste, envoie en quelque sorte un message au gouvernement Charest : si celui-ci fait le calcul politique de convoquer les électeurs aux urnes dans la foulée de la crise survenue au Parti québécois dans le dossier de l'amphithéâtre de Québec, l'équipe derrière la coalition sera sur la ligne de départ.

Au cours d'une entrevue accordée à Radio-Canada la semaine dernière, François Legault n'a pas fermé la porte à l'idée de fonder son propre parti, excluant cependant la possibilité de se joindre à une formation politique existante.

La Coalition pour l'avenir du Québec s'affaire d'ailleurs à construire sa machine électorale. Son équipe s'organise, avait-il indiqué, précisant que la Coalition pour l'avenir du Québec peut compter sur 900 bénévoles qui travaillent à la grandeur du Québec.

Admettant que son groupe s'active à amasser des fonds, il a en outre promis de publier le nom des donateurs à la fin de l'année.

Pour l'instant, ni la Coalition ni François Legault n'a présenté de demande officielle au Directeur général des élections (DGE) pour obtenir l'autorisation de former un parti politique.

Le gouvernement Charest presse François Legault de dissiper les doutes

Pierre Moreau, ministre des Affaires intergouvernementales du QuébecLe ministre Moreau (archives) Photo : Radio-Canada

S'il a l'intention de se lancer en politique, M. Legault doit constituer son parti le plus rapidement possible et se plier aux règles de financement des formations politiques, a argué le ministre des Affaires intergouvernementales, Pierre Moreau, en entrevue à La Presse canadienne.

Puisque la Coalition n'est pas un parti, elle échappe ainsi aux restrictions imposées aux formations politiques par la loi électorale. Cette situation « entre deux chaises » irrite M. Moreau, qui demande à l'ex-ministre péquiste de dévoiler « qui le finance » et de venir lutter à « armes égales ».

« On dit à M. Legault: "vous voulez jouer fair-play, alors pliez-vous aux règles qui s'appliquent à l'ensemble des partis, soumettez-vous aux règles de financement qui ont été largement resserrées, soumettez-vous au code d'éthique et de déontologie, au commissaire au lobbyisme, en fait, à tous ceux qui interfèrent de près ou de loin avec les partis politiques reconnus », a-t-il fait valoir.

Selon le Devoir, la coalition de François Legault a calqué son mode de financement sur les règles autorisées par le Directeur général des élections (DGE), en limitant les donateurs à verser un don maximal individuel de 1000 $.

Contrairement aux dons versés à une formation politique, les contributions ainsi recueillies ne donnent cependant pas droit à des déductions fiscales.

Jusqu'à présent, la coalition menée par l'ancien ténor du Parti québécois a présenté ses propositions en matière d'éducation, de santé et d'économie. En vertu de l'échéancier qu'il a établi, le groupe doit présenter ses vues en matière de culture en septembre et déposer son plan d'action à la fin de l'année, un calendrier qui serait cependant bouleversé si des élections sont déclenchées.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Le Devoir

Politique