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Le régime syrien affirme que 120 policiers ont été tués par des «groupes armés»

Le président syrien, Bachar Al-Assad

Le président syrien, Bachar Al-Assad, en janvier 2009.

Photo : ERIC FEFERBERG

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En Syrie, les affrontements entre les contestataires et les forces de l'ordre ne cessent de s'intensifier. Lundi, la télévision d'État a rapporté que 120 policiers et membres des forces de l'ordre sont morts à Jisr al-Choughour dans la province d'Idlib, située à 330 kilomètres au nord de Damas.

Depuis plusieurs jours, les forces de sécurité mènent des opérations militaires dans cette région, dans le cadre de la répression du mouvement de révolte contre le régime du président Bachar Al-Assad.

Parmi les victimes, 82 auraient été tuées dans une attaque lancée contre le quartier général de la Sécurité. Les autres auraient perdu la vie notamment dans une embuscade qui avait été tendue et dans l'explosion dans le bâtiment de la Poste.

Toujours selon la télévision nationale citant les autorités syriennes, ces policiers auraient été tués par des « groupes armés » non identifiés qui terrorisent la population.

Toutefois, ces informations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante. Les médias étrangers ne peuvent pas couvrir directement ces affrontements à cause des restrictions imposées par les autorités.

Damas a régulièrement montré du doigt des « groupes terroristes » et des « étrangers » depuis le début des manifestations contre le régime de Bachar Al-Assad, le 15 mars dernier. Le ministre de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, leur a d'ailleurs lancé une mise en garde lundi.

Dans un communiqué qu'il a lu à la télévision, il a dit que « l'État agira avec fermeté, avec force et conformément à la loi, et il ne restera pas les bras croisés face aux attaques armées qui portent atteinte à la sécurité de la patrie ».

Les forces de sécurité mènent depuis plusieurs jours des opérations militaires à Jisr al-Choughour dans le cadre de la répression du mouvement de révolte contre le président Bachar Al-Assad. Cette ville est le théâtre de violents combats violents entre forces de l'ordre et manifestants. Dimanche, 27 civils et 8 agents des forces de l'ordre avaient été tués dans cette localité et les villages voisins.

Des organisations dénoncent la violence

Lundi, six organisations des droits de l'homme de Syrie ont dénoncé « le recours excessif à la force pour disperser les rassemblements pacifiques des citoyens syriens sans armes ». Ils ont appelé le gouvernement à « arrêter la spirale de violence et d'assassinats dans les rues syriennes ».

En outre, elles ont réclamé une commission d'enquête « indépendante et transparente pour dévoiler les responsables de la violence ». Amnistie internationale juge « impératif que le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a été très silencieux sur ce sujet, vote une condamnation des massacres ». Elle exhorte même l'organisme à porter l'affaire devant la Cour pénale internationale.

Selon des organisations de défense des droits de l'homme, plus de 1100 civils ont été tués depuis le début du mouvement.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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