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Portugal : La droite l'emporte largement aux législatives

Le chef de la droite portugaise,  Pedro Passos Coelho, vote devant les objectifs des médias portuguais

Le chef de file de la droite portugaise, Pedro Passos Coelho, en train de voter dimanche dans la banlieue de Lisbonne.

Photo : La Presse canadienne / Armando Franca

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Parti social-démocrate (PSD) sort vainqueur des élections législatives anticipées organisées dimanche au Portugal, d'après les résultats officiels, presque complets. Le parti de centre droit dirigé par Pedro Passos Coelho recueille 38,6 % des voix. Il devance largement le Parti socialiste au pouvoir, qui totalise 28,5 % des suffrages.

L'autre formation de droite, le parti minoritaire CDS-PP, obtient 11,7 % des voix. L'ensemble de la droite portugaise récolte donc plus de 50 % des suffrages.

Des 226 sièges pourvus à l'issue du scrutin de dimanche (seuls manquent les sièges des quatre députés de l'étranger, qui ne seront connus que le 15 juin), le PSD de Pedro Passos Coelho en remporte 105, contre 73 pour le Parti socialiste et 24 élus pour le CDS-PP.

La droite obtient ainsi 129 sièges sur les 230 que compte le Parlement.

La gauche antilibérale obtient, elle, 24 sièges, dont 16 pour l'alliance communistes-verts et 8 pour le Bloc de Gauche (extrême gauche), en net recul.

Nous ferons tout notre possible pour honorer l'accord établi entre l'État portugais, l'Union européenne et le Fonds monétaire international, pour reconquérir la confiance des marchés.

Pedro Passos Coelho

Dans sa première déclaration après l'annonce des résultats, Pedro Passos Coelho a tenu à rassurer les créanciers du Portugal. Le pays vient en effet de négocier un plan d'aide de 78 milliards d'euros (115 milliards de dollars canadiens) avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). Un plan qui s'accompagne d'un exigeant programme de rigueur et de réformes sur trois ans.

« Je ferai tout pour garantir à tous ceux qui nous regardent de l'extérieur que le Portugal ne sera pas un fardeau à la charge d'autres pays qui nous ont prêté ce dont nous avions besoin pour faire face à nos responsabilités et à nos engagements », a affirmé le futur premier ministre du Portugal, dont le gouvernement pourrait entrer en fonction à la fin de juin ou au début de juillet.

Trois années pénibles en perspective

L'avenir du Portugal s'annonce en effet difficile. Alors que le chômage touche 12,6 % de la population, le FMI prévoit une récession de 4 % du PIB au cours des deux prochaines années. La dette publique frôle également les 100 % du PIB. « Nous savons que nous allons vivre une période très difficile. Les deux, trois prochaines années vont être pénibles », avait reconnu Pedro Passos Coelho, après avoir voté à Amadora, une banlieue populaire de Lisbonne.

« Les années qui nous attendent vont exiger beaucoup de courage de la part du Portugal tout entier », a répété Pedro Passos Coelho dans son allocution, s'engageant à une « transparence totale » sur les sacrifices « déjà promis aux Portugais » comme sur « ceux qu'il faudra imposer par la force des circonstances. Ça va être difficile, mais cela va en valoir la peine », a-t-il insisté, annonçant qu'il formerait « le plus vite possible » un cabinet comprenant le CDS-PP ainsi que des personnalités indépendantes.

José Socrates quitte ses fonctions de secrétaire général du Parti socialiste

Après l'annonce de ces résultats, le premier ministre José Socrates a démissionné de son poste de secrétaire général du Parti socialiste. « Cette défaite électorale est la mienne et je veux l'assumer entièrement ce soir. J'estime pour cela que le moment est arrivé d'ouvrir un nouveau cycle politique à la tête du parti socialiste », a déclaré le chef de file des socialistes, qui avait déjà démissionné de son poste de chef du gouvernement en mars dernier.

Ces élections législatives ont été convoquées après le rejet du quatrième plan d'austérité présenté en moins d'un an par José Socrates. Le premier ministre étant accusé par une majorité de Portugais d'avoir mené le pays à « la banqueroute ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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