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Gaspésie-Les Îles : la prison de Percé, un an plus tard

Radio-Canada

Un an après avoir accueilli ses premiers détenus, la prison pour délinquants sexuels de Percé a déjà traité 37 délinquants sexuels.

Lorsqu'ils arrivent à Percé, les détenus disposent de six semaines pour se familiariser avec les lieux et pour décider s'ils suivront une thérapie.

Jusqu'ici 80 % des délinquants sexuels ont opté pour un traitement. Ils demeurent alors à la prison de Percé pour les six mois suivants.

La directrice de la prison, Suzanne Bourget, considère que c'est un succès, dans un contexte où les détenus préfèrent ne pas changer de prison. « Changer d'établissement, explique Mme Bourget, ce n'est jamais une bonne nouvelle. Venir à Percé, c'est loin. Par contre, une fois rendus sur place, ils constatent rapidement, rapidement c'est quelques jours, voire quelques heures - la différence. »

Le petit établissement de 46 places, récemment rénovées, offre en effet une atmosphère plus calme.

La petite communauté de Percé avait pour sa part réagi vivement lors de l'annonce de la conversion de la prison en centre de traitement et de détention pour délinquants sexuels.

Un an plus tard, le maire de Percé, Bruno Cloutier, admet que les inquiétudes sont maintenant choses du passé. En un an, aucun incident n'a été recensé et comme prévu, les habitants du village n'ont aucun contact avec la clientèle de la prison.

Il est par ailleurs trop tôt pour en savoir plus sur l'efficacité de la thérapie. Toutefois, la littérature scientifique mentionne un taux de récidive amputé de moitié après un traitement.

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