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Syrie : 34 manifestants auraient été abattus à Hama

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins 34 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres, blessées, vendredi, dans la ville de Hama, lorsque les forces de sécurité syriennes ont ouvert le feu sur des manifestants, rapportent l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

« Ce bilan pourrait augmenter encore car il y a des personnes qui ont été grièvement blessées », a affirmé le chef de l'Observatoire, Rami Abdel-Rahmane.

Les manifestants étaient descendus dans les rues de Hama, à 210 kilomètres au nord de Damas, après la prière du vendredi, pour réclamer plus de libertés politiques, comme cela est devenu une habitude ces dernières semaines en Syrie.

Des habitants affirment que les forces de l'ordre et des tireurs postés sur les toits ont tiré à l'arme automatique sur des milliers de manifestants rassemblés dans la vieille ville et sur la place Assi.

La télévision officielle syrienne rapporte pour sa part que « trois saboteurs » ont été tués à Hama lors « de heurts avec la police, alors qu'ils attaquaient un bâtiment gouvernemental, auquel ils ont mis le feu ».

Selon M. Abdel-Rahmane, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de plusieurs villes syriennes, vendredi, dont plus de 50 000 à Hama.

Le président de l'OSDH affirme en outre qu'un civil a été tué par les tirs des forces de sécurité lors d'une manifestation dans le village de Has, dans le gouvernorat d'Idleb, dans le nord du pays.

M. Abdel-Rahmane estime que ces manifestations sont « les plus importantes à se tenir depuis le début » du mouvement de contestation contre le régime du président syrien Bachar Al-Assad, le 15 mars.

Internet coupé

Selon le site américain Renesys spécialisé dans la surveillance du web, 40 des 49 réseaux Internet du pays ont été mis hors d'usage vendredi pendant une demi-heure. Des résidents ont déclaré à l'AFP qu'Internet ne fonctionnait ni à Damas ni à Lattaquié.

« Les réseaux qui ne sont pas accessibles sont essentiellement tous ceux dont les préfixes ont été réservés au réseau de téléphonie cellulaire SyriaTel, ainsi que ceux de plus petits fournisseurs d'accès à Internet, comme Sawa, INET et Runnet », a précisé le site américain.

Un site Internet de Google, qui surveille la circulation des flux d'informations concernant ses principaux services dans le monde, a indiqué pour sa part qu'il avait noté une baisse du trafic Internet dans le pays bien en dessous de la normale.

En avril, le réseau Internet avait déjà été coupé durant une journée. La compagnie syrienne de télécommunication avait avancé que la raison de la coupure était une panne provoquée par une surcharge de connexions.

Ces informations ne peuvent être vérifiées auprès de sources indépendantes, les journalistes étrangers n'étant pas admis en Syrie.

La ville de Hama n'en est pas à sa première manifestation contre le régime syrien. En 1982, les forces de sécurité avaient pratiquement rasé la ville lors d'une opération visant les Frères musulmans, qui s'étaient soulevés contre le régime. L'attaque avait fait plusieurs milliers de morts.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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