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Portugal : élections sur fond de crise

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Comme on s'y attendait, c'est bien le Parti social-démocrate (PSD) qui a remporté les élections législatives du 5 juin dernier. Le parti de centre droit a raflé 105 sièges, soit 39 % des suffrages. Son chef, Pedro Passos-Coelho, pourrait négocier avec un autre parti de droite, le Centre démocrate et social - Parti populaire (CDS-PP), afin de former une majorité.

Pour la population, cependant, le changement de gouvernement n'impliquera pas de grands bouleversements. Le nouveau premier ministre devra poursuivre les mesures d'austérité économiques mises en place par son prédécesseur pour tenter de redresser la situation catastrophique du pays. Le gouvernement sortant a dû faire appel à l'aide financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) et se plier à leurs conditions, qui lient également le nouveau premier ministre.

Les Portugais, confrontés à une cure d'austérité draconienne, sont moroses. À plusieurs reprises au cours des derniers mois, ils sont descendus dans les rues pour manifester leur mécontentement. Et si plusieurs célèbrent la défaite des socialistes, qu'ils tiennent pour responsables de leurs misères, ils sont peu optimistes quant à l'avenir.

Crise économique

La crise financière internationale de 2007 a exacerbé les faiblesses structurelles de l'économie portugaise, qui peinait encore à s'adapter au passage à la monnaie unique. Croissance molle (la plus faible de la zone euro), manque de compétitivité, endettement extérieur colossal, plusieurs facteurs jouent contre la reprise. Mais c'est la crise des liquidités qui a précipité les événements. Le gouvernement du premier ministre sortant, José Socrates, a mis en place une série de mesures pour redresser la situation et éviter d'avoir recours à l'aide financière internationale.

Parmi elles :

  • une réduction de 5 % du salaire des fonctionnaires
  • le gel des retraites
  • le plafonnement des prestations sociales
  • une hausse de deux points de la taxe à la consommation
  • et une nouvelle taxe sur le système financier.

On prévoit également une importante réduction des dépenses d'investissement et la privatisation de dizaines d'entreprises.

Le gouvernement vise une réduction du déficit (qui est actuellement à 8,3 % du PIB) à la limite européenne autorisée de 3 % en 2012.

Crise politique

Le premier ministre démissionnaire José Socrates à son arrivée à BruxellesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre démissionnaire José Socrates à son arrivée à Bruxelles

Photo : AFP / Jean-Christophe Verhaegen

Après le refus du Parlement d'adopter son quatrième plan d'austérité, le premier ministre José Socrates, en poste depuis 2005, a dû démissionner le 23 mars dernier. Confronté à des échéances inévitables, il s'est résolu, deux semaines plus tard, à demander l'aide du FMI et de l'Union européenne.

En échange d'un prêt de 78 milliards d'euros sur trois ans, le Portugal devra se plier à un programme d'ajustement économique et financier visant à stimuler la création d'emplois et l'amélioration de la compétitivité, en plus d'assainir les finances publiques.

Écoutez les reportages de notre envoyée spéciale au Portugal, Anyck Béraud:

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