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Des puits artésiens contaminés en Mauricie

Un puits artésien

Un puits artésien

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont découvert que plusieurs puits artésiens de Mauricie renfermaient une quantité anormalement élevée de bactéries.

L'analyse des hydrogéologues de l'UQTR a révélé que près de la moitié des 118 puits résidentiels qu'ils ont analysés étaient contaminés par des coliformes totaux, des coliformes fécaux, des bactéries entérocoques et/ou la bactérie E. coli, qui avait causé la mort de sept Ontariens lors de la tragédie de l'eau contaminée de Walkerton, en 2000.

« Ce sont des bactéries qui s'infiltrent à cause de l'eau de surface et qui descendent le long du tubage du puits et qui se retrouvent dans l'eau », explique l'hydrogéologue Yves Leblanc.

Celui-ci ne croit pas que le problème est propre à la Mauricie. « C'est un peu représentatif de l'ensemble du Québec », croit-il.

Environ 1 million de Québécois consomment l'eau de puits privés,
ce qui équivaut à 13 % de la population.

Les microbiologistes du ministère de l'Environnement sont surpris des résultats de l'étude. La situation préoccupe la Santé publique, qui précise que ce type de contamination provoque des gastroentérites, des nausées, des diarrhées ou de plus graves problèmes.

« Ce n'est surtout pas quelque chose de favorable pour la santé des personnes plus vulnérables comme les enfants, les personnes âgées ou les personnes qui sont déjà malades », spécifie Guy Lévesque, conseiller en santé et environnement à l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Les microbiologistes du ministère de l'Environnement ajoutent qu'un suivi régulier, comme il y en a pour les réseaux municipaux, serait une trop grosse charge.

Au Québec, il n'existe aucune règlementation qui exige que les propriétaires contrôlent la qualité de l'eau de leur puits.

Selon les hydrogéologues, le manque d'entretien est d'ailleurs la raison des contaminations constatées.

Les spécialistes recommandent de désinfecter le puits deux fois par année, de s'assurer que la tête du puits est à 30 cm du sol et de fixer une collerette en béton autour du tubage d'acier, un ensemble de procédure qui coûte moins de 100 $ par année.

D'après un reportage de Maude Montembeault

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