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Opération SharQc : des motards de Québec libérés

Des membres des hells Angels.

Photo : Archives

Radio-Canada

Au moins 8 membres et sympathisants de la section de Québec des Hells Angels comptent parmi les 31 motards libérés mardi par un juge de la Cour supérieure.

Le juge James Brunton a décrété, mardi, un arrêt des procédures sur tous les chefs d'accusation de trafic de stupéfiants et de gangstérisme, et ordonné la libération des personnes visées par ces accusations. Le juge a estimé que le système judiciaire n'a pas la capacité de prendre en charge tous les dossiers découlant des 155 arrestations survenues au printemps 2009.

Les personnes accusées de meurtre et de complot pour meurtre demeurent pour leur part détenues.

Des personnes connues dans le milieu criminel de la capitale, Richard Hudon et Jean-Judes Faucher, ont notamment été libérés, ainsi que deux autres personnes toujours en cavale, Mario Bergeron et Marc Roberge.

Claude Morin, Marc « Tom » Pelletier et René « Will » Pearson, têtes d'affiche de la section de Québec des Hells Angels, demeurent quant à eux détenus.

Me Bernard Grenier, ancien juge à la retraite, explique que le juge Brunton permet ainsi la tenue de plusieurs procès. « Il va y avoir entre 15 et 30 accusés par procès. Ce n'est pas l'idéal, mais c'est mieux que de faire un procès avec 155 personnes », souligne-t-il.

À l'Assemblée nationale, le ministre de la Justice et procureur général du Québec, Jean-Marc Fournier, est montré du doigt dans cette affaire. La chef du Parti québécois fustige le gouvernement Charest pour ces « efforts policiers anéantis à cause d'une planification médiocre, d'une mauvaise gestion du procès par le DPCP [Directeur des poursuites criminelles et pénales] et par le procureur général et ministre de la Justice, de qui il relève ».

Un criminaliste interpelle pour sa part le gouvernement fédéral. Me Jean-Claude Hébert souligne que le Barreau a demandé depuis longtemps de simplifier les procédures criminelles et fait des suggestions quant à la gestion des mégaprocès, mais en vain. « Malheureusement pour nous, le gouvernement fédéral n'a pas encore donné suite à ces demandes-là qui font l'unanimité dans toutes les provinces », soutient Me Hébert.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a porté la décision du juge Brunton en appel. À moins d'une victoire en appel du DPCP, il est peu probable que les détenus libérés puissent être accusés de nouveau pour les mêmes crimes.

Rappelons que les membres présumés des Hells Angels ont été arrêtés dans le cadre de l'opération SharQc, en avril 2009

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