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L'exploration de gaz de schiste provoque des séismes en Grande-Bretagne

Forage d'un puits de gaz de schiste aux États-Unis.

Forage d'un puits de gaz de schiste aux États-Unis.

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Ralph Wilson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La compagnie Cuadrilla Resources a suspendu ses activités d'exploration de gaz de schiste près de Blackpool, dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne, parce que ces activités provoquaient des séismes.

Cuadrilla Resources utilisait la technique de fracturation hydraulique, une méthode qui consiste à projeter à haute pression une mixture d'eau, de sable et de produits chimiques pour faire sortir le gaz de la pierre.

Au moment même où Cuadrilla recourait à la fracturation, le British Geological Survey, le centre britannique des tremblements de terre, enregistrait des séismes de magnitude 2,3, le mois dernier, et de magnitude 1,5, la semaine dernière.

Ces tremblements de terre seraient directement liés à la fracturation hydraulique, selon les experts du centre, pour qui ce lien de causalité « est bien connu ».

En plus de stopper l'exploration à cet endroit, Cuadrilla a décidé d'ouvrir une enquête.

La semaine dernière, la Chambre des communes britannique a rejeté l'idée d'un moratoire sur la fracturation hydraulique, contrairement à la France, qui a interdit cette pratique le mois dernier.

Aux États-Unis, la technique est toujours utilisée, tandis qu'au Québec, le gouvernement Charest a décrété une pause, le temps que des études soient effectuées.

Les groupes écologistes s'opposent à la fracturation hydraulique, craignant que les produits chimiques ne contaminent les eaux souterraines.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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