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Tourisme : Un changement majeur s'impose, selon un comité d'experts

Vieux-Montréal
Vieux-Montréal Photo: AFP / Timothy A. Clary
Radio-Canada

Il faut revoir de fond en comble la façon de promouvoir le Québec et ses régions à l'étranger, selon un rapport du « comité performance » dirigé par le président du Groupe Juste pour rire, Gilbert Rozon, remis lundi à la ministre québécoise du Tourisme, Nicole Ménard.

Le comité insiste sur l'importance de mieux encadrer cette industrie en perte de vitesse et trop éparpillée, selon lui.

Le rapport souligne que des produits vieillissants, une gestion morcelée, une baisse marquée des investissements privés, des structures trop nombreuses et la diminution importante ces dernières années de la clientèle américaine sont des problèmes criants auxquels l'industrie doit s'attaquer.

Le plan recommande de miser sur trois axes : les « portes d'entrée » que sont Québec et Montréal, le fleuve Saint-Laurent et ses régions riveraines et le tourisme de plein air dans les autres régions.

Le Québec pourrait, selon le comité, devenir une destination de calibre mondial d'ici 2020. Il doit, pour ce faire, viser une croissance touristique 2 % plus élevée que la croissance économique canadienne.

Tourisme Îles-de-la-MadeleineÎles-de-la-Madeleine Photo : Tourisme Îles-de-la-Madeleine

Mettre en valeur les atouts de chaque région

« Il faut subdiviser le message. Québec, c'est une ville historique et romantique, animée, une ville d'hiver », affirme Gilbert Rozon.

« Montréal, c'est une ville festive, où on aime aller prendre un coup, avoir du fun. C'est reconnu pour ça. C'est une ville de créateurs, cosmopolite. Il faut encadrer tous nos projets autour de ces idées fortes là et faire un branding clair », poursuit-il.

« Le fleuve c'est majestueux, c'est un icône. Les gens vont visiter l'Amazone, il n'y a pas de raison qu'ils ne viennent pas pour le Saint-Laurent. Et ils l'ont prouvé avec les croisières », mentionne-t-il.

« Et il y a les grandes régions traditionnelles, dont Charlevoix, les Laurentides, les Cantons-de-l'Est, la Gaspésie, et les autres, qui ont déjà une tradition de villégiature et de tourisme », ajoute-t-il.

M. Rozon insiste aussi sur la nécessité de diversifier l'offre touristique.

« La clé, c'est de se renouveler, de se réinventer. Il y a un danger que certains festivals se banalisent, par exemple. C'est important d'avoir une densité de produits attractifs de calibre international et que ça se poursuive dans le temps », dit-il.

En plus de Gilbert Rozon, le groupe d'experts était formé de 12 personnes, dont le président de l'Association québécoise de l'industrie touristique (AQIT) et directeur du Château Bonne Entente à Québec, Alain April, la coprésidente du Groupe Germain, Christiane Germain, et le président d'Investissement Québec, Jacques Daoust.

L'industrie touristique au Québec représente des recettes de 10,4 milliards de dollars et 2,5 % du PIB de la province.

Avec le reportage de Pascal Poinlane

Avec les informations de La Presse canadienne

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