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Manifestation pour soutenir les «indignés» en Espagne

Des personnes rassemblées sur la place Puerta del Sol, à Madrid, le 29 mai 2011

Des personnes rassemblées sur la place Puerta del Sol, à Madrid, le 29 mai 2011

Photo : AFP / Pedro Armestre

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nombreux manifestants se sont rassemblés dimanche sur la Puerta del Sol à Madrid pour soutenir le mouvement des jeunes « indignés ».

Des milliers de personnes se sont rassemblées autour du village alternatif, devenu depuis presque deux semaines le coeur d'un mouvement spontané de contestation qui s'est étendu à toute l'Espagne.

Cette manifestation de solidarité survient alors que les « indignés » ont décidé, dimanche, par un vote à main levée, de continuer de camper sur la place de la capitale espagnole, sans se fixer une limite de temps.

Les « indignés » devaient en effet décider s'ils maintenaient leur village de tentes sur la Puerta del Sol ou poursuivaient leur mouvement sous d'autres formes.

Déclenché spontanément le 15 mai, le mouvement des « indignés » se veut citoyen et apolitique. Il regroupe des jeunes, des retraités, des chômeurs ou des salariés exaspérés par le chômage, qui touche un Espagnol de moins de 25 ans sur deux, et la précarité sociale.

« Le taux de chômage en Espagne, qui s'établit à 21 %, est le plus élevé parmi les pays de l'Union européenne.
Il atteint 45 % chez les 18 à 25 ans. »

Grâce aux médias sociaux, le mouvement a rapidement pris de l'ampleur dans les jours qui ont précédé les élections locales du 22 mai.

Outre le haut taux de chômage, les « indignés » dénoncent notamment les excès du capitalisme, les politiciens « corrompus » ou encore le système électoral accusé de ne pas laisser de place aux petits partis.

Toutefois, en raison de l'absence de leader identifié et de plateforme claire, le mouvement devait décider de la suite des choses.

« Bien sûr que nous devons continuer, sinon tout cela n'aura servi à rien », avait estimé avant le vote Rita Sainz, une étudiante de 22 ans. « Il y a un avant et un après ce campement. Maintenant il y a une masse de gens qui sont conscients des problèmes, du pouvoir de l'action commune. J'aimerais que nous restions à Sol jusqu'aux élections législatives [de mars 2012] même si ce n'est qu'avec un stand d'information », avait-elle ajouté.

« Ce que nous demandons touche tout le monde. La crise, les baisses salariales. J'aimerais que le campement reste », avait affirmé de son côté Alberto Montero, un professeur de gymnastique de 37 ans.

« Une fois que cela a commencé, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous devons continuer même si c'est seulement avec des manifestations toutes les semaines », avait pour sa part indiqué José Ortiz, 57 ans, qui est à la fois gardien et chauffeur.

« Indignés » à Athènes et Paris

Pendant ce temps, le mouvement espagnol se transporte dans d'autres pays d'Europe.

En Grèce, quelque 20 000 personnes se sont réunies sur la place centrale d'Athènes pour dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement. La Grèce vit actuellement une profonde crise économique.

En France, au moins 1000 personnes se sont rassemblées place de la Bastille, à Paris, pour protester contre « le chômage, la précarité et la corruption » ainsi que contre les « dérives de la démocratie ».

Sur des banderoles, on pouvait aussi lire : « Démocratie réelle maintenant », « Paris, réveille-toi ».

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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